Publicité

imanita

Dimanche 9 octobre 2005

Toute cette chaleur, toute cette lumière se fait trop forte, en ce début d'automne, il s'affiche des températures de celles qui peuvent concider avec un milieu d'été bien "croustillant", pourvu que ça dure diraient bien des gens, mais moi loin de toutes ces reflexions cristallines, je suis en attente  de la fraîcheur hivernale pour refroidir toutes ces foulées humaines, accorder les violons des uns et adoucir les écorchures cerébrales des autres.


IB.

Par imanita
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 11 octobre 2005

Toute cette journée j'ai trotté dans tous les sens, mes yeux qui n'admettent plus autre affichage que les www, msn, blog, en ligne, hors ligne,boite electronique, medville (salut à mes amis medvilliens) mais enfin et othmane avec ces pixels et ces trucs informatisés auxquels je ne saisis que la moitié du sens, et je file encore un regard sur l'autre site et les commentaires sur le blog de celui ci, et le blog de celui là ...et ça fini pas,... toute la journée à la decouverte d'un monde merveilleux dont les acteurs jouent derriere le rideau et dont seulement les gigotements et les debattements se font visibles,toute la journée sur le rythme d'une musique sourde et frémissante...

A vous tous! à tous ceux que j'ai lu et à tous ceux qui figurent parmi mes amis -meme s'ils ne sont pas au courant- à tous Je vous dis  merci pour vos délires et pour tous vos déboires: je suis nouvelle sur la blogosphère certes mais je voltige sur son ciel depuis presque une année maintenant;

et oui une année que je vous lis et une année et  ouiiii  une année que -comme aujourd'hui-  j'ai juré par tous les mots que je serai fidèle à tous les maux sur terre et durant toute cette année je n'ai fait que jurer...

En attendant, je me souhaite un joyeux anniversaire et je vais prendre un grand bol d'air en trottant cette fois ci sur le rythme d'un vraie musique techno et je jure encore...: A bas les toxines!!

IB.

Par imanita
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Recommander
Dimanche 16 octobre 2005

Hier en faisant quelques courses et pour mon plus Grand enchantement pour mes grands- parents, je me suis rendue à l'evidence de l'impact des apparences sur le conscient et le subconscient de nos mentalités marocaines;

 je conduisais tranquillement la voiture de mes parents, me dirigeais vers le centre commercial le plus proche de la maison parentale toujours, arrivée à proximité de A*... j'essayais de garer ma voiture, je m'efforçais de tourner le volant qui malgrè sa "direction assistée"  était pour moi, mais d'une difficulté à cause d'une algie du poignée gauche, après moultes à doite, à gauche, re adroite, re agauche et re..et re ..encore sous le "commandement " plutot fin du gardien à la tenue bleue qui tentait de m'orienter avec ses gestes en marionnettes  qui  m'embrouillaient beaucoup plus qu'autre chose, j'arrivais enfin à la mettre en position cette grosse bagnole, je cherchais mon sac à main sur le siège à ma droite je m'appretais à pointer mon nez à l'exterieur du véhicule quand, d'un mouvement presque brusque ma portière s'ouvrit par le plus grand soin du gardien, je ressentis à ce moment là un refus qui montait en moi une" inacceptabilité "de ce fait qui venait d'avoir lieu aussi futile et fugace soit il, je ne tolère pas cette soi-disant politesse, je n'admets aucunèment cette attitude" moi je fais tout  toute seule me disais-je au fond de moi" , dans ma petite tête l'étonnenment aussi bete soit il y persista, pas que je ne comprenne pas, oui enfin je ne comprends pas, et si j'etais venue à pied ou en taxi quel privilège aurais-je eu???

 je suis sûre que rien!! pourquoi des gens, et notamment ces gardiens se voient -ils obligés de manifester toute cette "courtoisie" ils l'accomodent à l'image que je véhicule: petite bourgeoise bien fringuée avec sa voiture de luxe tirant son sac à main à l'abri du soleil du vent se rejouissant d'un confort sans egal dans sa voiture et en plus- en arrivant à destination- ayant le privilège de se voir ouvrir la portière pour pouvour mettre  ses jolis pieds sur le sol et quoi encore? ah oui de  se voir débarassée du cadi à la sortie et quoi encore ????

OUF cette ambiance m'étouffe ! A quand une mise en valeur des vraies qualités et une prise de conscience de la part de la societé mondaine qui impose à son égard une gestualité aussi déplacée? arretons d'etre aussi hautain pourquoi vouloir integrer des normes sociales imaginaires et larguer la simplicité loin dans le champs de l'ignorance???

IB.

Par imanita
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mercredi 19 octobre 2005

Je finis la journée, aujourd'hui c'est le 15 jour de ramadan, je n'ai eu ni faim, ni soif ni rien, sauf une angoisse  qui n'a cessé de s'agrandir toute la journée, une angoisse qui me surprend à tous les tournants, elle est là dans tous les coins et recoins de mes pensés, une peur interieure me hante, je sursaute interieurement, l'angoisse est là, oui la fameuse boule dans la gorge, elle m'épie partout, toutes ces reflexions délirantes me tordent l'esprit, toutes les nuances de mon bleu sont d'un bleu identique, toutes les couleurs sont ternes, je tente de les illuminer, un petit coup de soleil, un petit brin de folie pour égayer  les tons, rien n'y fait, je baisse les bras, non je me relève, je suis forte, je me bats, et ça reprend, je cherche terre ferme à mes pattes, je vole, je survole, je voltige, je plane... je plane dans le ciel immense de mes pensées, je suis l'oiseau bleu,  je suis l'oiseau à mille pattes, blessées, affaiblies par les vents par les sables par les sels, je suis le navire qui chavire,  je suis le naufragé, je suis l'écume de l'oubli, je suis l'écume qui luit et reluit qui effleure le naufragé, je suis l'oiseau mélé à l'écume, je suis poussiereux,  je me cherche un asile, une terre, une chaleur une compagnie, je suis l'oiseau brisé qui a dû perdre son nid, je suis l'oiseau naufragé  sur cette île, je suis l'oiseau qui vit, oui il vit, quoique vent l'a malmené quoique tempête l'a chatié ...je suis l'oiseau qui vit, qui respire la vie, sur cette île il y a la vie, je construirai un nouveau nid, je me débarrasserai de mon écume , je me ferai de nouvelles plumes... plus de rivages perdus, plus de deserts inconnus, plus de terres aux creatures farfelues , ...c'est fini, je ferai de cette  île mienne, de ses hotes ma diligence , de sa nature mon esperance...


IB. 

Par imanita
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 26 octobre 2005
Je t'aime, tu m'aimes, nous nous aimons...
 C'est un beau sentiment, certes, souvent mêlé au bonheur, à l'euphorie, à notre petite tête dans les nuages, à nos rêves, à nos plaisirs, à nos désirs, à nos joies, à nos sourires, à nos rires ...
 La quête est quasiconstante, nous sommes et seront toujours à l'affût de ce sentiment si charnu, si fin, si imposant, si affolant, si percutant, si étrange ...
 Du plus profond  de nos esprits, du milieu  le plus aquatique soit-il de nos cellules, des plus lointains océans biologiques de nos corps, jusqu'à la plus petite parcelle de nos êtres, jusqu'au plus petit cheveu qui s'envole dans les airs et le plus petit bout d'ongle rongé qu'on balance sur le sol...
 Tout, tout en nous crie cette quête, tout en nous a en mémoire ce beau sentiment ...

 Toutes ces réalités sont bien belles, mais comment pourrait-on cerner concretement le sens,l'alchimie de ce sentiment féerique ?
Question classique que je me pose, oui, mais je ne comprends pas tout non plus : L'amour c'est quoi ??

IB.


Par imanita
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Mercredi 9 novembre 2005
Dans un tapage incessant, venant troubler ce beau milieu de la vie nocturne, quelle heure etait-il? etais-je réveillée ou en plein somme? je ne saurai trancher, seul le bruit causé par l'effritement de la porcelaine était perceptible, dans ce neant de couleurs, sa silouhette relevait fort probablment de l'irréel, dans l'etat atypique où j'etais je ne pouvais me dire que c'est de la fiction, elle se faufilait dans ma chambre, se dirigeait vers moi, et moi,ma paralysie parlante, je n'etais aucunèment maitresse de mes mouvements, elle s'approchait encore plus de moi, je sentais sa presence, je luttais pour ouvrir mes yeux, et je reluttais pour enfreindre sa vision, je veux pas, je ne peux pas la voir, un etat de conscience subluminale surgissait en moi, j'etais comme étirée de la tête au pieds, un éclair me rafraichissait l'esprit: je devais trouver les mots, mes mots, ces mots qu'on repete au fond de nous dans un etat de peur intense, mais à cet instant là ces memes mots ne se formulaient pas, les plus petits versets ne venaient pas, la plus petite phrase du coran ne trouvait issue, mes affluences nerveuses etaient comme gelées par un mécanisme surnaturel, je me tortillais, je dégoulinais, je me versais sur le flanc gauche ou droit, je savais plus, allez! meme si je savais que ça devait être le droit, seule la position en decubitus lateral gauche m'etait possible, je fredonnais mes mots qui petit à petit se frayaient chemin, mes yeux toujours clos, un laps de temps après mes sens reprenaient vie, l'horloge devait avoir franchi quelques longues minutes, je lachais prise, je sobrais à nouveau dans un sommeil profond;
à ce moment ma vision s'est volatilisée, évaporée,où ? je ne veux pas le savoir elle doit avoir rejoint sa dimension à elle, sa dimension naturelle...
En me reveillant, je me resignais à l'idée qu'entre ces deux mondes, la passerelle qui pourrait creer la contiguité serait nos cauchemars,à nous pauvres creatures diurnes.

IB.
Par imanita
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Lundi 14 novembre 2005
Avec ma jupe écossaise, et mon petit pull bleu nuit j'enfilais hâtivement mon blouson, rebondissais les vingt et quelques marches qui me separaient du jardin, sous le volet tout là-haut à peine entrouvert de la fenetre de la chambre que nous partagions moi et ma soeur, je me plantais juste au milieu, aucun pas ni à droite ni à gauche, j'etais là les yeux enfouis dans ma chevelure touffue, je l'entrouvris d'un coup, l'eau dégoulinait sur tout le cercle créé par les rondeurs de mon parapluie fetiche, et je regardais pendant les minutes qui me restaient avant que mon père ne criait, allez tu viens, c'est l'heure! et moi qui savourais ce doux moment moi et ma pluie,moi et mon parapluie, moi et toute cette eau magique que je receptionnais au fond de mes paumes, avec mes doigts je dessinais mes couleurs matinales, les couleurs de ma pluie, mes couleurs attendries, une journée parsemée de graines de pluie et je tapotais avec mes petites bottes sur la flaque qui se formait juste sous mes pieds et la pluie qui chantonnait  au creux de l'oreille minuscule du vent ::ch ch ch ch...
j'adorais ce moment, un vrai petit bonheur, chaque matin j'etais animée par l'idée de ma rencontre avec cette pluie, c'etait mon murmure matinal à moi, mon chant de bonheur pluvial...
je regardais de ma fenetre ce matin toutes ces quantités d'eau s'affaler sur les toits des maisons, les trottoirs plus ecarlates que jamais, les ruisseaux éphemères, les feuillages plus verts; le froid dehors, la pluie, moi mon coeur tout chaud rempli, de fraicheur et d'esperance, moi mon beau temps c'est cette pluie... merci mon dieu pour cette paix interieure et ces gouttes qui éclairent les roses de mon âme...

IB.
Par imanita
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Vendredi 18 novembre 2005
L'errance me surprend, elle s'incruste en moi à petit feu, je la sens venir, s'approcher, nonchalante,s'immerger dans mes pensées, farfouiller, tenter encore une fois de me surpasser, se vanter de ses capacités à me reduire, à me convertir à sa danse accablante, m'indisposer de tous mes moyens de justifications, me démunir de mes forces de resistances, me ligoter la raison et moi je me laisse submerger par ses tractions pour un bout de temps, nageant dans le brouillard de mes fusions neuronales, larguée à mes contenances morales ou immorales, je ne palpe plus la difference, je suis transportée loin, loin de mon corps, loin de mes sens, aucune opposition, ni prise de position, livréé à mes doutes et à mes démons, je récapitule  en vain mes modes intransigeants d'emploi, de transferts de mon energie engloutie, mon corps dans mon esprit se reduit à l'image d'un tas anarchique de chair mélé à un souffle qui jaillit, je respire, j'inspire la douleur, la blessure, de mon âme jaillit la brulure, de mes torrents de larmes rejaillit le cyclone du mal, je me sens si faible à ce moment, si chetive, aucune plainte ne s'exteriorise, aucun cri ne se formule, j'etouffe, je m'etouffe, ou plutot on m'ettoufe, je suis dans l'air gris et bleu de  mon etre, je plonge dans l'ocean tumultueux, je ne vois de mes yeux que la couleur de l'ombre que je reflète sur la brume de mon ocean, je suis recroquevillée, les tenebres au-dessus de ma tete, je me détache, de mon moi, j'ai la tete entre les bras, cernés par des draps de larmes de torpeur, vidée de tous mes organes vitaux, où seul mon cerveau perçoit encore le battemnt d'une vie, une lueur, une lumière se fait creuse dans mon corps replié, aucune reflexion ne se compose, la seule conscience que j'ai c'est cette lumière, cette onde photonique  qui m'anime encore , je me confesse, j'en oublie par la meme seconde mes sermons, je m'oublie, je m'ingurgite, je me plie et me replie, je me surprends, moi et mon corps, je m'enfouis au fond de moi, pour ne retrouver encore une fois que ce moi, je garde les yeux fermés, je ne peux affronter le brouillard  de mon coeur, je peux me contenir, je peux me recontenir, je me fais et me défais, je me dessine,je m'efface et me redessine, je tente d'inspirer, je me coupe l'inspiration, je me fatigue, je suis molle, je suis perdue dans le souffle incohérent de mes inspirations forcées et entrecoupées, ...sournois est ce bruit au fond de moi, je me débats, je m'engloutis à nouveau, je m'envole, je me replante sur les trainées de mon brouillard, je ne me comprends pas,  je ne me reconnais pas, j'ai honte, j'ai mal, j'ai peur, j'ai tort, je m'envoie à mes souvenirs de jadis, je me revois dans le present, je me tutoie pour voir si c'est bien moi, mes bras sur mes genous, la tete enfouie dans le flocon soûl de mon esprit je me recontiens, me retiens d'un pleur immense...et pourtant je me saccade d'un mouvement larmoyeux vivace, je me tortille, je me crispe, je me frustre et je saisis mon oreiller, je l'accable de ma douleur, je m'enfonce la tete dedans, il me serre, me dorlotte et je déverse encore mes larmes en lui, muet, il accueille mon visage à nouveau, me débarasse de mon eau encore une fois, mes yeux toujours clos, je m'endors, mon oreiller me porte calinement, l'inconcsience m'emporte et je dors mon corps plié, ma douleur en moi repliée ...
je me surprends, je m'envole de longues minutes, je me console, je me pose sur la toiture griffée de ma vie, écorchée de mon existance, et je me reconvertis ...

IB.
Par imanita
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Recommander
Dimanche 4 décembre 2005
 La plage se vidait,le lagon se repentissait,l'espace sablonneux s'étendait, les empreintes des palmes pédieuses creusaient la joue du vent et y traçaient le passage d'une vie, de multiformes et multicolores vies sur le rivage, seule l'odeur des miettes rocheuses hydratées à longueur de journée énivrait mon odorat, et  amadouait  mon chagrin mourrant, sous le voile de mes lunettes grisonnant, je marchais le long de la file humaine se faisant des moins denses à cette heure ci sur la baie, mes pieds enfoncés dans la terre fraiche, mouillée par le va et vient des dernières vaguelettes, le silence de ce coucher de soleil, le déclin de cette journée peu commune, dans ma tete je ne ressassais plus ma vie comme je l'ai toujours fait, je m'en abstenais, je marchais en me dandinant sur  les grains amoncelés de ce sable bruni par le flux lumineux qui se rarifiait, mes yeux à même le sol, je cherchais mes favoris, les plus ronds, les mieux dessinés ou ceux à courbures plus prononcées, les plus miniscules  étaient mes preferés, voir la finesse avec laquelle ils épousaient l'empreinte de l'eau, s'accostaient les uns aux autres, je m'agenouillais, je les prenais dans ma main, les caressais d'un geste ondulant,les retournais, découvrais leurs creux où quelques brindilles se nichaient, mon petit auriculaire en chassait quelques unes, je les enfonçais dans la vaguelette qui effleurait mes pieds et remarquais la vivacité de leurs couleurs sous la lumière aquatique, cet eau, illuminant l'écorce filamenteuse de cette fine coquille, je la mis dans mon bac à sable en guise de fourre  mollusques-épaves";
 je  me relevais, remarchais un bon moment, seul le silence animait ma marche solitaire, mon regard se portait loin vers toute l'étendue du lagon qui naissait entre ces deux pics montagneux, de ce point, des vagues se reduisaient à mes pieds à de douces vaguelettes toutes timides qui embaumaient mes chevilles et je me revoyais cherchant cette fois ci, des plus imposants, des saints-jaques, des insignifiants, des oreilles aquatiques, des mémoires océaniques -je dirai- puisque  en elles le souffle du vent, le murmure de l'eau salée y prenaient refuge; mes coquillages à plein les mains, le sable plein les pieds, le rouge écarlate de ce soleil penchant m'attendrissait, une paix interieure naissait, le lieu dissipait en moi mes peurs, me rendait l'âme plus légere, plus sereine, l'esprit plus libre
, l'humeur plus aquatique, je m'assois une seconde ou deux, la vérité un peu plus, contempler cette vie, mes coquillages sur le sol, mes jambes croisés, un yoga aquatique je m'inventais, et cette vie qui s'écoulait, la mienne, en-etais je la reine, en fait j'en ai qu'une seule, et puis je me demande pourquoi je veux tellement m'imposer cette errance encore une fois?; toute la journée ensoleillée ne m'importait pas, mes sens etaient comme flétris par cette longueur d'ondes solaires, le seul moment de la journée qui me ravivait c'est bien celui là où je retrouvais mon calme interieure loin de la foule, face à seule cette nature tendre qui m'apprivoisait et savait m'éblouir avec tous ces joyaux offerts; moi ma vie je l'assimilerai à cette fin de journée paisible c'est là où je vis où je me vois respirer tranquilement, le reste du temps je ne fais que me cherchais, je ne nais qu'une fois la journée se lassant de ses mouvements anarchiques et livrant cours à cet étincelant calin nychtemeral...
 je livrais mes secrets à mes coquillages, les couvrais d'eau dans leur modeste habitacle, y rajoutais une poignée de sable qui prenait place au fond bien au fond gravité opérant, à travers le demi litre d'eau claire qui scintillait sous la lumière enjoliveuse de cette heure, j'enfonçais le regard, découvrais le reflet de celui-ci sur ces quelques molécules liquides, je me surprenais, je me regardais et je revoyais ces deux yeux que je reconnaissais, cette petite tete, cette petite fille aux cheveux noirs qui souriait à cette image au fond du bac à sable, transformé en bac à coquillages...et je me disais que le meilleur que je pourrais admirer en moi même serait de ne puiser que dans les bacs paisibles et tendres, que telle cette petite fille, je ne marcherais qu'au rythme de ce soleil attendrissant et je n'écouterai que la musique de mes coquillages calinants...
A toi...
IB.                         



Par imanita
Ecrire un commentaire - Voir les 18 commentaires - Recommander
Samedi 10 décembre 2005
J'ai vacillé dans ma propre errance...
Etre quelqu'un d'autre, etre plus simple d'esprit, ne pas se heurter à vouloir donner le maximum, le meilleur de soi-meme, moi des fois je me dis imane tu crées autour de toi un monde comme qui dirait idéal, et tu t'accroches à tes reves, et oui je m'y accroche, je m'accroche à les vivre jusqu'à en perdre souffle...
Je me projette dans mon enfance à la imanita, pour retrouver mes repères, pour mieux me cerner, me voir, scruter les moindres petites failles que j'aurais pu causé inconsciemment en moi, je plonge dans mon moi, mon fond, mon tout, pour mieux clarifier la chose, la imane, oui je me chosifie comme une pâte à modeler, je me retourne, je me donne des formes, je m'enroule sur le sol, sur la table de mon enfance sur une de mes classes maternelles, je me mets de petits yeux, je me mets un petit nez que je reussis pas souvent, je me fais porter un chapeau jaune, un dessus rouge, je m'allonge le nez, je le réenlève, je perce avec le bout de mon crayon, un petit orifice, mon nez ou ma bouche?  je me décide le nez en haut, la bouche en plus bas, je me plante des jambes, je me fixe des bras, des doigts alors pour ceux-là je n'y arrive pas, c'est trop compliqué, soit j'en ai trois soit rien; je m'ote les membres, je ne garde que la tete, les yeux, le chapeau, et l'écharpe autour du cou il fait tellement froid, je regarde par la petite fenètre, il doit faire chaud à l'exterieur pas besoin d'écharpe, je me pose, je m'équilibre sur le sol en bois, je me colle, je joue la figurine maline, je suis la figurine, je suis cette matière à modeler en rouge bordeau, avec mon chapeau jaune, mais qui peut se vetir de toutes les couleurs, je me parle, je m'adresse à ce bout de matière, à cette résine modelée , malléable grace à mes petits doigts,grace à mon cerveau, oui en fait le cerveau jamais, je ne pourrais le placer dans cette petite boule que je palpe, comment pourrais-je en placer un? c'est si fin, si compliqué, et le coeur, un petit coeur, je ne pourrais pas non plus, et dire que je pourrai me creer toute entière, peut etre mais ça serait uniquement l'apparence, la surface, la croute; le fond, les animations, la raison, l'amour, le courage, la peur, le bonheur, appartiendraient à et à seulement à mon fond à mon dedans, à mon ame...
Je tatonne dans le vide, je cherche mon pantin magique à modeler, je le tiens entre les mains, yeux dans les yeux, et je lui chuchote, que lui c'est peut etre moi, de dehors avec le petit sourire malicieux que je lui ai creusé dans la face, je lui rends son sourire car il faut bien sourire je lui effleure le visage du bout de mon petit doigt, je le regarde encore un petit moment, je soulève ma machine à comprendre, ma raison, mon cerveau, mon crane, ma tete, mon joli mignois, je découvre mes petits voisins de table, leurs pantins sans fil, ils les ont écrabouillés contre le bois froid, ils les ont fait voler dans le ciel à mille couleurs, quelques uns les ont meme fait voyager sur le mur adossé à leur table y laissant un rouge, un bleu, un vert en fusées, en trainées entrecoupées de vide où ils ont marqué la première lettre de leurs prénoms, des traits verticalohorizontaux sous le regard furtif de notre chère Mme Ba.., moi cette main, ma main tendue à errer sur le mur, je n'en ai aucun souvenir, le gribouillage sur papier blanc j'en ai fait, le dépassemnt des lignes sur mon gros dromadaire je dois en avoir fait, mais cette action d'inonder sur le mur de ma table les couleurs de mes feutres, mes bouts de crayon bien taillés, j'en ai pas le souvenir...

Je m'étire les sourcils, du bout des doigts encore une fois, je me cramponne à mes lettres du moment, et je me dis pourquoi vouloir etre quelqu'un d'autre, je suis imane, je suis differente peut etre, pas comme les autres peut etre...
Je signe le pied de mon pantin par une chaussure de colle sèche, je n'ai pas écrabouillé sa tete, je lui ai placé un chapeau jaune, je n'ai pas peind sur le mur, ce mur là, le mur des autres, mais sur mon mur à moi je peinds et je peindrai dorènavant toutes les formes, toutes les couleurs, tous les pantins du monde, toutes les figurines de l'espace, je me prendrai en main, je me dévoilerai sous toutes mes couleurs,  toutes mes imanes et je m'inonderai  de rires, de pleurs, je me modélerai sous toutes les formes, et ce jusqu'à me retrouver, me voir, me clarifier, je survivrai, je vivrai...
Avec toute mon admiration, mon estime..
A toi...

IB.
Par imanita
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus