Mardi 22 août 2006
 Me noyer entre les bras de la mer.  M'evader contre le fracassement des vagues qui declenche en moi cette envie de fuir, de partir, de courir pour ne plus me rattraper.

 M'evanouir sur les sables rocailleux d'une ile desertique. Ne reconnaitre aucun trait m'appartenant. Ne vouloir exister que pour les oiseaux, que pour les mouettes, que pour les sables qui envahiront mes oreilles, mes cheveux rebelles au vent .
 
 Naitre à travers toi...

 Toi qui fais chavirer en moi les torrents de la verité.

 La verité d'un coeur noirci, d'un coeur devasté de pleurs.
 De ma tristesse, j'ai bati ma montagne de folie. J'y ai planté des graines de melancolie que j'ai arrosées de semence, celle de mes nuits d'errance.
 Jadis sous les platanes de ma vie, gisait un corbeau muet qui sermonnait  tout au long de mon insomnie. Je ne l'ecoutais guère. Je cherchais seulement à creuser dans le mur de mes pensées une fenetre de laquelle il pourrait s'enfuir, voler, quitter mon amertume et  ne plus  me retrouver, aller vers le chemin de l'oubli. Je l'ai creusé la baie de son evasion, je l'ai elargi; il s'en est allé et je suis revenue à la vie.

 Et je nais et je renais loin des cendres de l'oubli... 
 
 Mes tourments trottent sur un virage douloureux . Je me debats quand leurs cris pointent leurs epines vers la falaise. Je me rejouis quand leurs jambes s'entremelent et quand en une seconde des plus pis, épousent le neant et ne s'en défient point.

 Naitre que pour toi...

 Ma fievre continue de me reduire, je lutte. Mes decerebrations lunaires epoustouflantes m'irradient la pensée, je resiste.

 Une lumière assiège mon délire somnolent. Une couleur blanche fine reveille les fleurs de rose naissantes sous ma peau .
 L'aube berce ses pétales au grè de la nuit. Je souris.

 Naitre avec toi...



IB.


par imanita publié dans : moi
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Commentaires

Naitre à travers Toi...


Naitre que pour Toi...


Naitre avec Toi..


Je me contenterai de naitre s'il s'avère que tu n'es pas à la hauteur. Naitre oui naitre... pour créer et faire naitre d'autres personnes à travers Moi et avec Moi... Les aider à naitre que pour Moi ça serait prétentieux mais au fond de Moi c'est ce que je souhaite.


J'ai bcp apprécié le texte.


Au plaisir de te relire.


Amicalement

commentaire n° : 1 posté par : Amine (Narcisse) (site web) le: 23/08/2006 12:07:01

Un texte très difficile comme d’habitude.
Je me réjouis de l’arrivée de « toi » . Elle laisse présager le meilleur pour l’avenir : Une renaissance. Quoi de plus beau?
Salut l’artiste !

commentaire n° : 2 posté par : Larbi (site web) le: 24/08/2006 16:54:58

De vraies émotions ..c'est très touchant comme note ., le plaisir de vivre et renaitre .....,toutes ces petites choses belles et simples  de la nature ....la vague qui part et revient ..la nuit part et vient le jour , la pluie part et vient le soleil et le beau temps ...


quelle sensation de bien être !.


 

commentaire n° : 3 posté par : rosana (site web) le: 24/08/2006 18:13:08
Mes mots pour ce billet: Splendeur ,beauté et quete vers soit meme...big up for all folks arouned and the ladys of course....

salut imane et aplus :)
commentaire n° : 4 posté par : karimbazine (site web) le: 24/08/2006 22:17:25
oops...ladies!
commentaire n° : 5 posté par : karimbazine (site web) le: 24/08/2006 22:18:16
Salut. C vraiment super ce ke tu as écris. Bon courage.
commentaire n° : 6 posté par : hamza (site web) le: 26/08/2006 21:09:32

bien fait le texte, bien travaillé.
j'ai un faible pour tout ce qui est dark et triste, c'est pourquoi j'ai aimé l'avant revolte et ruserection (avant que tu nais pour lui) pour moi ce mec a bousillé le texte il aurait etait genial sans lui.
je rigole, c'est tellement travaillé, que j'eprouve du plaisir a le lire et le relire.
bonne continuation




 

commentaire n° : 7 posté par : mazagan (site web) le: 01/09/2006 03:24:04
un tres excellent texte d'aprés les commentaires parceque moi j'ai perdu le fil de l'histoire au bout de la troisiéme phrase, j'ai donc pas tout saisi, c'est normale puisque je suis un zommes.

mais je n'oublirai pas de dire que la créativité nait de l'opression et de la souffrance.

j'espere que je me trompe !!

continu comme ca et ne change surtout pas, ou change c'est pas mes ognons de toutes facons! ciao
commentaire n° : 8 posté par : majid (site web) le: 02/09/2006 02:10:34

3la slamtek  ,


Sois la bienvenue chez toi au MAROC ? TAWAHACHNAK ,reviens nous vite .. on t'attends .


Grosses bises....

commentaire n° : 9 posté par : rosana le: 11/09/2006 14:00:53
tbraka alah 3lik, et bonne contunuation inchalah
commentaire n° : 10 posté par : simosss (site web) le: 21/09/2006 12:34:42
Et tel un phoenix, elle renaît de ces cendres :)
Texte très "émotif" :p
commentaire n° : 11 posté par : B2 (site web) le: 23/09/2006 19:11:07

Peux tu confirmer ton passage au tribunal?


cordialement le mythe

commentaire n° : 12 posté par : le mythe (site web) le: 27/09/2006 14:58:50
Amine  Des moments il faut bien naitre  à travers soi d'abord et avant tout sinon on est rien on vagabonde dans la vie demuni de tout sens,  et des fois des forces de la nature nous donnent cet elan de vie incroyable , le plus juste serait de s'y accrocher et d'avancer . j'ai fait un tour chez toi c'est grandiose  toutes mes amitiès :)

Larbi et dire que toi tu trouves toujours les mots :) il le fallait la naissance n'est ce pas l'ami ?

rosana La nature nous joue des tours des fois , il faut s'y adapter :)

Karim à chaque fois  j'ai l'impression que ton passage laisse une note de joie dans les airs , merci :)

Hamza merci à toi :)

Mazagan c'est de la sagesse que je perçois en te lisant , ça me fait vraiment plaisir :)

Majid non tu ne te trompes pas, mais c'est la vie que veux tu, on prend des raffales des fois mais on doit bien continuer :)

Simoss allah ybark fik :)

B2  Il y a des sourires comme ça qui viennent vous rappeler à la vie et que vous etiez dans les cendres et que là la vie reprend , merci:)

Le mythe je confirme l'artiste, pour te reprendre :)
commentaire n° : 13 posté par : imanita (site web) le: 27/09/2006 16:48:44

Profond et limpide!


Je dirais volontier que je connais ce "Toi".. Ce "Toi" que je ne cesse de vivre et de rêver dans l'espoir de le voir un jour.. Ce "Toi" qui te suit et que malheureuse que je suis, je le fuis par moments.. Ce "Toi" fabuleux, fantastique, mythique comme diraient les grecs mais qui est bien réél.


Quelle extase est d'avoir la chance de le rencontrer ne serait ce qu'à un coin du parcours, à un tournant de la vie; Car après cela, rien n'égalera la vue de ce "Toi", rien ne valera plus que par ce "Toi".


 Je te félicite imanita d'avoir chassé le corbeau: tu es courageuse :)

commentaire n° : 14 posté par : 3az3ouza (site web) le: 04/10/2006 16:10:25

Je viens de découvrir ton blog ... je l'ai survolé intrigué, puis je me suis posé, picorant ca et la quelques graines de ton âme ... je me suis adossé à un arbre pour reflechir ... et ca m'a donné envie de te raconter ceci :



Agonie

 




 



Le premier coup de hache fuse. Un morceau d’écorce s’envole. Mon sang blanc, dilué de larmes, coule abondamment.

 



La mort est là. Inéluctable !

 



Mes souvenirs, plus vivaces que jamais, se répandent à mon chevet pour veiller mon agonie.

 



Je revois la montagne où je suis né

 



J’entends les berceuses que le vent me chantait

 



Je retrouve les histoires extraordinaires que les oiseaux se racontaient

 



Je sens la douce caresse du vent de ma montagne

 




 



Mes racines, croyant renaître, aspirent goulûment la vie

 




 



La hache se fait hargneuse

 



Je la sens à peine

 



Mes souvenirs me serrent de toute leur force

 



Me crient : Courage !

 



Je me tiens droit.

 




 



Ce fut par un doux matin de printemps que l’on était venu me chercher. Ma mère s’accrocha à moi si fort, que l’on dut me couper les bras pour m’arracher à elle. Mes frères secouaient convulsivement leurs milliers de feuilles et la forêt, à l’infini, n’était que plainte douloureuse.  Les oiseaux s’envolèrent au loin. Jamais je ne les revis.

 




 



On me planta au milieu d’un beau jardin. On m’entoura de soins. D’attentions.

 



D’affection. On me gava, me tailla et, petit à petit, je me suis laissé vivre,

 



refoulant au fond de mes entrailles, la nostalgie de ma blanche montagne.

 




 



Les coups se succèdent. La vie, par flots, coule de mes veines. Je vacille et m’accroche à mes souvenirs.

 




 



Je trônais au milieu du jardin. Par les chaudes journées d’été, quand le soleil pris de frénésie méchante soufflait ses flammes partout, ma nouvelle famille venait se blottir dans mon ombre. Je la serrais tout contre  moi, lui faisant rempart de mon feuillage.

 




 



La hache entame profondément ma chair. Mes souvenirs peinent à me soutenir, je me penche …

 




 



Les années se sont écoulées paisibles. J’ai aimé le petit garçon dont j’étais

 



tout l’univers. J’ai adulé sa sœur, dont le regard azur, réveillait le souvenir

 



de mon ciel d’enfance. Mon ombre fût leur compagnon de jeu. Mes branches leur repaire secret. Mon tronc le témoin de leurs premières amours.

 




 



Mon âme s’apprête à s’envoler vers les cieux. Tristement, le vent se lève pour mener la marche funèbre.

 




 



Un jour, la richesse est venue et toute la maison s’est transformée. On a

 



démoli, reconstruit, repeint, réaménagé. Ma vieille mansarde est devenue une belle demeure … un palais, auquel il ne manquait qu’une piscine.

 




 



Ils sont venus me regarder tomber. Ils sourient, se sentant déjà flotter sur

 



l’eau fraîche.

 




 



Je ne me rappelle plus de rien

 



Je m’abats.

 



Adieu !

 




 



Au moment d’exhaler mon dernier soupir, le vent se penche sur moi et souffle : « Pars en paix ! la-haut, sur la montagne, juste au milieu de tes frères, j’ai déposé une de tes graines ! ».

 


commentaire n° : 15 posté par : kamal (site web) le: 05/10/2006 14:23:37

Voila Imane, merci d'avoir répondu si vite :)



Agonie

 




 



Le premier coup de hache fuse. Un morceau d’écorce s’envole. Mon sang blanc, dilué de larmes, coule abondamment.

 




 



La mort est là. Inéluctable !

 




 



Mes souvenirs, plus vivaces que jamais, se répandent à mon chevet pour veiller mon agonie.

 



 


Je revois la montagne où je suis né

 



J’entends les berceuses que le vent me chantait

 



Je retrouve les histoires extraordinaires que les oiseaux se racontaient

 



Je sens la douce caresse du vent de ma montagne

 




 



Mes racines, croyant renaître, aspirent goulûment la vie

 




 



La hache se fait hargneuse

 



Je la sens à peine

 



Mes souvenirs me serrent de toute leur force

 



Me crient : Courage !

 



Je me tiens droit.

 




 



Ce fut par un doux matin de printemps que l’on était venu me chercher. Ma mère s’accrocha à moi si fort, que l’on dut me couper les bras pour m’arracher à elle. Mes frères secouaient convulsivement leurs milliers de feuilles et la forêt, à l’infini, n’était que plainte douloureuse.  Les oiseaux s’envolèrent au loin. Jamais je ne les revis.

 




 



On me planta au milieu d’un beau jardin. On m’entoura de soins. D’attentions.

 



D’affection. On me gava, me tailla et, petit à petit, je me suis laissé vivre, refoulant au fond de mes entrailles, la nostalgie de ma blanche montagne.

 




 



Les coups se succèdent. La vie, par flots, coule de mes veines. Je vacille et m’accroche à mes souvenirs.

 




 



Je trônais au milieu du jardin. Par les chaudes journées d’été, quand le soleil pris de frénésie méchante soufflait ses flammes partout, ma nouvelle famille venait se blottir dans mon ombre. Je la serrais tout contre  moi, lui faisant rempart de mon feuillage.

 




 



La hache entame profondément ma chair. Mes souvenirs peinent à me soutenir, je me penche …

 




 



Les années se sont écoulées paisibles. J’ai aimé le petit garçon dont j’étais tout l’univers. J’ai adulé sa sœur, dont le regard azur, réveillait le souvenir de mon ciel d’enfance. Mon ombre fût leur compagnon de jeu. Mes branches leur repaire secret. Mon tronc le témoin de leurs premières amours.

 




 



Mon âme s’apprête à s’envoler vers les cieux. Tristement, le vent se lève pour mener la marche funèbre.

 




 



Un jour, la richesse est venue et toute la maison s’est transformée. On a démoli, reconstruit, repeint, réaménagé. Ma vieille mansarde est devenue une belle demeure … un palais, auquel il ne manquait qu’une piscine.

 




 



Ils sont venus me regarder tomber. Ils sourient, se sentant déjà flotter sur l’eau fraîche.

 




 



Je ne me rappelle plus de rien

 



Je m’abats.

 



Adieu !

 




 



Au moment d’exhaler mon dernier soupir, le vent se penche sur moi et souffle : « Pars en paix ! la-haut, sur la montagne, juste au milieu de tes frères, j’ai déposé une de tes graines ! ».                  

commentaire n° : 16 posté par : kamal (site web) le: 05/10/2006 15:23:43
C'est magnifique.
Dis on recrute chez nous, ça t'intéresserais? Viens nous voir !
commentaire n° : 17 posté par : Altaïr (site web) le: 19/10/2006 10:03:42

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