Naitre à travers Toi...
Naitre que pour Toi...
Naitre avec Toi..
Je me contenterai de naitre s'il s'avère que tu n'es pas à la hauteur. Naitre oui naitre... pour créer et faire naitre d'autres personnes à travers Moi et avec Moi... Les aider à naitre que pour Moi ça serait prétentieux mais au fond de Moi c'est ce que je souhaite.
J'ai bcp apprécié le texte.
Au plaisir de te relire.
Amicalement
Un texte très difficile comme d’habitude.
Je me réjouis de l’arrivée de « toi » . Elle laisse présager le meilleur pour l’avenir : Une renaissance. Quoi de plus beau?
Salut l’artiste !
De vraies émotions ..c'est très touchant comme note ., le plaisir de vivre et renaitre .....,toutes ces petites choses belles et simples de la nature ....la vague qui part et revient ..la nuit part et vient le jour , la pluie part et vient le soleil et le beau temps ...
quelle sensation de bien être !.
bien fait le texte, bien travaillé.
j'ai un faible pour tout ce qui est dark et triste, c'est pourquoi j'ai aimé l'avant revolte et ruserection (avant que tu nais pour lui) pour moi ce mec a bousillé le texte il aurait etait genial sans lui.
je rigole, c'est tellement travaillé, que j'eprouve du plaisir a le lire et le relire.
bonne continuation
3la slamtek ,
Sois la bienvenue chez toi au MAROC ? TAWAHACHNAK ,reviens nous vite .. on t'attends .
Grosses bises....
Peux tu confirmer ton passage au tribunal?
cordialement le mythe
Profond et limpide!
Je dirais volontier que je connais ce "Toi".. Ce "Toi" que je ne cesse de vivre et de rêver dans l'espoir de le voir un jour.. Ce "Toi" qui te suit et que malheureuse que je suis, je le fuis par moments.. Ce "Toi" fabuleux, fantastique, mythique comme diraient les grecs mais qui est bien réél.
Quelle extase est d'avoir la chance de le rencontrer ne serait ce qu'à un coin du parcours, à un tournant de la vie; Car après cela, rien n'égalera la vue de ce "Toi", rien ne valera plus que par ce "Toi".
Je te félicite imanita d'avoir chassé le corbeau: tu es courageuse :)
Je viens de découvrir ton blog ... je l'ai survolé intrigué, puis je me suis posé, picorant ca et la quelques graines de ton âme ... je me suis adossé à un arbre pour reflechir ... et ca m'a donné envie de te raconter ceci :
Agonie
Le premier coup de hache fuse. Un morceau d’écorce s’envole. Mon sang blanc, dilué de larmes, coule abondamment.
La mort est là. Inéluctable !
Mes souvenirs, plus vivaces que jamais, se répandent à mon chevet pour veiller mon agonie.
Je revois la montagne où je suis né
J’entends les berceuses que le vent me chantait
Je retrouve les histoires extraordinaires que les oiseaux se racontaient
Je sens la douce caresse du vent de ma montagne
Mes racines, croyant renaître, aspirent goulûment la vie
La hache se fait hargneuse
Je la sens à peine
Mes souvenirs me serrent de toute leur force
Me crient : Courage !
Je me tiens droit.
Ce fut par un doux matin de printemps que l’on était venu me chercher. Ma mère s’accrocha à moi si fort, que l’on dut me couper les bras pour m’arracher à elle. Mes frères secouaient convulsivement leurs milliers de feuilles et la forêt, à l’infini, n’était que plainte douloureuse. Les oiseaux s’envolèrent au loin. Jamais je ne les revis.
On me planta au milieu d’un beau jardin. On m’entoura de soins. D’attentions.
D’affection. On me gava, me tailla et, petit à petit, je me suis laissé vivre,
refoulant au fond de mes entrailles, la nostalgie de ma blanche montagne.
Les coups se succèdent. La vie, par flots, coule de mes veines. Je vacille et m’accroche à mes souvenirs.
Je trônais au milieu du jardin. Par les chaudes journées d’été, quand le soleil pris de frénésie méchante soufflait ses flammes partout, ma nouvelle famille venait se blottir dans mon ombre. Je la serrais tout contre moi, lui faisant rempart de mon feuillage.
La hache entame profondément ma chair. Mes souvenirs peinent à me soutenir, je me penche …
Les années se sont écoulées paisibles. J’ai aimé le petit garçon dont j’étais
tout l’univers. J’ai adulé sa sœur, dont le regard azur, réveillait le souvenir
de mon ciel d’enfance. Mon ombre fût leur compagnon de jeu. Mes branches leur repaire secret. Mon tronc le témoin de leurs premières amours.
Mon âme s’apprête à s’envoler vers les cieux. Tristement, le vent se lève pour mener la marche funèbre.
Un jour, la richesse est venue et toute la maison s’est transformée. On a
démoli, reconstruit, repeint, réaménagé. Ma vieille mansarde est devenue une belle demeure … un palais, auquel il ne manquait qu’une piscine.
Ils sont venus me regarder tomber. Ils sourient, se sentant déjà flotter sur
l’eau fraîche.
Je ne me rappelle plus de rien
Je m’abats.
Adieu !
Au moment d’exhaler mon dernier soupir, le vent se penche sur moi et souffle : « Pars en paix ! la-haut, sur la montagne, juste au milieu de tes frères, j’ai déposé une de tes graines ! ».
Voila Imane, merci d'avoir répondu si vite :)
Agonie
Le premier coup de hache fuse. Un morceau d’écorce s’envole. Mon sang blanc, dilué de larmes, coule abondamment.
La mort est là. Inéluctable !
Mes souvenirs, plus vivaces que jamais, se répandent à mon chevet pour veiller mon agonie.
Je revois la montagne où je suis né
J’entends les berceuses que le vent me chantait
Je retrouve les histoires extraordinaires que les oiseaux se racontaient
Je sens la douce caresse du vent de ma montagne
Mes racines, croyant renaître, aspirent goulûment la vie
La hache se fait hargneuse
Je la sens à peine
Mes souvenirs me serrent de toute leur force
Me crient : Courage !
Je me tiens droit.
Ce fut par un doux matin de printemps que l’on était venu me chercher. Ma mère s’accrocha à moi si fort, que l’on dut me couper les bras pour m’arracher à elle. Mes frères secouaient convulsivement leurs milliers de feuilles et la forêt, à l’infini, n’était que plainte douloureuse. Les oiseaux s’envolèrent au loin. Jamais je ne les revis.
On me planta au milieu d’un beau jardin. On m’entoura de soins. D’attentions.
D’affection. On me gava, me tailla et, petit à petit, je me suis laissé vivre, refoulant au fond de mes entrailles, la nostalgie de ma blanche montagne.
Les coups se succèdent. La vie, par flots, coule de mes veines. Je vacille et m’accroche à mes souvenirs.
Je trônais au milieu du jardin. Par les chaudes journées d’été, quand le soleil pris de frénésie méchante soufflait ses flammes partout, ma nouvelle famille venait se blottir dans mon ombre. Je la serrais tout contre moi, lui faisant rempart de mon feuillage.
La hache entame profondément ma chair. Mes souvenirs peinent à me soutenir, je me penche …
Les années se sont écoulées paisibles. J’ai aimé le petit garçon dont j’étais tout l’univers. J’ai adulé sa sœur, dont le regard azur, réveillait le souvenir de mon ciel d’enfance. Mon ombre fût leur compagnon de jeu. Mes branches leur repaire secret. Mon tronc le témoin de leurs premières amours.
Mon âme s’apprête à s’envoler vers les cieux. Tristement, le vent se lève pour mener la marche funèbre.
Un jour, la richesse est venue et toute la maison s’est transformée. On a démoli, reconstruit, repeint, réaménagé. Ma vieille mansarde est devenue une belle demeure … un palais, auquel il ne manquait qu’une piscine.
Ils sont venus me regarder tomber. Ils sourient, se sentant déjà flotter sur l’eau fraîche.
Je ne me rappelle plus de rien
Je m’abats.
Adieu !
Au moment d’exhaler mon dernier soupir, le vent se penche sur moi et souffle : « Pars en paix ! la-haut, sur la montagne, juste au milieu de tes frères, j’ai déposé une de tes graines ! ».
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