Embaumée de l'odeur des algues marines. Ensablée. Dans sa tenue la plus legere, elle volait sur le rivage. Les quelques roches qui s'habillaient, à son insue, de son ecume volatile, offraient à ma vue d'invraissemblables points de fascination.
Sublimement belle, elle estompait tous mes chagrins qui se sont évaporés à la vitesse de mon enjambée; je cours...
...La majestueuse mer continue sa course en compagnie de son rivage. Tous les deux couraient main dans la main. Elle et lui. Un amour eternel.
La mer tremblait sous le vent, tournoyait, se faisait grande. Chaque jour la meme prestance, mais toujours imprevisible. Charmeuse par ses vagues. Seductrice par ses ondulations interieures.
Le rivage, en mâle dominant accueillait la mer sous ses bras, lui soufflait dans l'oreille, sous le soleil penchant, l'hymne à chanter.
Celle-ci le regardait de ses yeux bruns, le sourire aux levres. De ses mains faisait tourner ses doigts dans les siens, composait l'aire musicale et se laissait prendre sous les pas volants de son campagnon.
Elle l'ecoutait de tout coeur. Une seconde de tendresse, puis s'eloignait le visage rieur.
Le rivage, les mains vides, observait la mer, le regard calinant, se retirer de la piste de danse.
Il laissait deviner son sable doré, inspirait la fraicheur des vagues remontantes puis dans un appel de folie recevait à nouveau sa dulcinée...harmonie naissante... harmonie renaissante...
Les deux amants se separaient, se rapprochaient, s'embrassaient langoureusement ainsi naissait l'ecume. Fruit de leur amour charnel. Fleur de leurs ames joyeuses.
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