Je marche sur le rideau de la nuit. Les etoiles épousent le doux miaulement du vent. Je danse sous l'arc de sa plume. Je ferme les yeux.
Une douce musique héberge le rythme des coeurs des arbres. Les branches composent la symphonie. Dans les airs, les voix des fleurs s'elevent. Le ciel se colore de son bleu tendre.
La baie grise est loin. Je la charie. Je la dénigre. Elle s'envole. Je la pointe. Je la reduis en brume.
Je la transperce. Elle s'evapore au-delà du nuage flottant que je peinds en jaune, celui-ci marque un saut vers l'avant, enchaine le pas avec celui des rayons de soleil valsant, bras dessus bras dessous.
Le doré illumine la paleur ruisselante de mes veines. Je cours. Je flotte sur le surnageant de ma transpiration. J'allume tous mes feux interieurs. Je perfore le couloir de mes vacarmes somnolents.
La musique se fait encore plus forte. Le ciel se dresse sous la prestation de la lumière. Je perçois la ligne verte* à ma gauche.
Eteincelle est en moi. Eteincelle est née en moi.
Le choeur sifflant surmonte les vocalises de mes pensées. Mon cerveau se dilate et je cours. Des sonnates s'allient à la version éclairée de mon mouvement offusque. Un silence. Une reprise aussi brusque que l'a été l'arret.
Mes arbres acquiescent.
Ma quete est sur la bonne mer. Je me couve d'écume et je cours.
J'écoute fidèlement le bruit des empreintes musicales en moi. Je souris à mon ame et je file.
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