Mon nuage de sable

Publié le par imanita

 Je pince un petit amas entre mon pouce et mon index, le crépitement se fait ouir dans l'espace confiné de mes pensées.
 Les grains de sables giflés par les vents rejoignent une fois de plus les cerfs- volants rouges et jaunes voltigeant le ciel gris de cette journée morne...

 Le silence. Les mots ont taris. Je suis épuisée. Je me languis de mon sort. Je suis amnésique.
 Mes moments de joie se font floues dans le chapitre de ma vie. Je n'entends que cris. Eclaboussures.

 Je me cramponne à mes graines de sable, je les plonge dans les airs, elles nagent en un flot montagneux, elles dépoussièrent  mon existence des derniers vestiges d'une vie où je dû lutter, ma lutte est fini. Je me cloître dans mon coin amadoué. Je me fragilise pour mieux me fortifier.

 Mes graines continuent à errer, elles s'accrochent au fil de mes cerfs-volants, tenu par ma main, elles ensevelissent les nuages naissant de leurs courses. Le nuage disparaît. Le sable dessine une silhouette, ma silhouette, et si je n'étais que silhouette et si mes paroles n'étaient que illusions.

 Je parle, je formule sous mon nuage de sable les paroles des graines. Mes mots ne se font point entendre.

  L'image de cet enfant de quatre ans que j'étais ressurgit. Sur la plage. Un dromadaire, une liane autour de son cou tiré par les bras vigoureux d'un Gitan des temps. La créature s'approche de moi. Une peur me prend. Je crie de toutes mes forces, dans ma mémoire, le cri raisonne encore. Un cri confiné, un cri muet !
 Je me souviens encore de cette vibration sonore qui éclorait dans le ciel, je me souviens entièrement et de tous les détails, et ce pour la simple raison  que la scène du dromadaire je la revis encore, la peur me prend encore et je recrie et mon cri est encore plus confiné, mon cri est incompris.

 L'écume vient piétiner les débris rocailleux ainsi que les coquillages enfoncés dans le sol sablonneux.
 Les vaguelettes se retirent laissant respirer les quelques bestioles s'abritant sous la couverture de sable du rivage, les quelques bulles naissantes s'ouvrent vers le ciel, s'amplifient de mon cri, remontent, s'accolent aux brins d'eau qui s'échappent de l'océan, culminent d'un pas géant vers le nuage sablonneux de ma plongée cérébrale.

 Mes cerfs-volants continuent de parcourir le ciel, l'écume du vent, le sable de mon cri. Les bulles d'air enfouies dans le sable cheminent vers mon nuage.

 La liberté de voler.

 La soif de nager dans le décor de ma vie...

 Je continue de me trémousser, mes graines de sables ne finissent pas de s'étendre dans mon ciel et leurs percussions sur les cordes de mon eau prolifèrent...

 Je ferme les yeux. Ma guitare joue de ses cordes. Mon eau éclabousse son écume. Mon nuage fait battre la sonorisation de mes graines. Mes graines volent et dessinent l'envol de mon cri sur l'étang de ma vie...


IB.

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imanita 22/03/2006 20:38

Manal  merci Manal le plaisir de t'acueillir ici est pour moi... et un petit secret je continue ;-)Teddy  prends le temps qu'il te faut...  je suis toujours là :)Drole de drom  Il est vraiment drole :)Mchicha  trop plaisir de savoir que mes mots t'ont touché  mais j'espère pour toi ne jamais en connaitre la source , ton commentaire temoigne d'une grand sensibilité,  ravie de t'avoir parmi nous :)Taititi  merci tout simplement :)Sanaa  ravie  que tu sois là :)Mehdi 7  non je sais que tu viens et à mon tour ;-)La parisien  ça me va droit au coeur bienvenue dans ce ciel d'amis :)

Le parisien 17/03/2006 22:02

ouwoaouhh!
votre texte Madame(ou Mlle ) m'a coupé le souffle ! vos textes votre blog fait partie de mes meilleures découvertes cette année 2006 .
j'ai presque lu tout ! c'est beau ! merci!

mehdi7 16/03/2006 14:35

Bon, je vais mettre un com, sinon tu vas croire que je viens jamais sur ton blog alors que ce  n'est pas le cas :-PC'est juste que des fois, je trouve rien à redire à ce que tu as écrit... Comme maintenant...Bisoux Imane ;-)

Sanaa 15/03/2006 20:40

19:37. Encore au bureau. Fatiguée. Epuisée... En train de bloguer depuis qqs temps... Je tombre sur ton île (teddy en avait déja parlé).... Waw... Que ça fait du bien.. Quel beau voyage...

taititi 15/03/2006 10:40

Il existe deux éternités qui peuvent vous écraser. Hier et demain. L'un est passé et l'autre n'existe pas encore ... Alors vivez aujourd'hui".
 

 
 

      Voila imane un texte que j'ai lu que j'ai beaucoup apprécié , j'aimerai bien te le passer bonne lecture .
 

J o n g l e r   a v e c   l a   v i e
 

  Imaginez la vie comme un jeu dans lequel vous jonglez avec cinq balles. Vous pouvez les appeler : Travail - Famille - Santé - Amis - Esprit . Vous jonglez avec ces balles. Vous comprendrez vite que le travail est une balle en caoutchouc ; si vous la laissez tomber, elle rebondit. Mais les quatre autres balles, Santé - Famille - Amis - Esprit, sont en verre. Si vous en laissez tomber une elle va, à coup sûr, rester par terre, à vos pieds, se fendre, s'abîmer ou même être brisée, fracassée, détruite. Elle ne sera plus jamais la même.
 

Vous devez comprendre cela et être vigilant pour maintenir un équilibre entre chaque domaine de votre vie.
 

Comment ?
 


Ne sous-estimez pas votre valeur en vous comparant aux autres. C'est parce que nous sommes tous différents que chacun de nous est spécial.
 

N'établissez pas vos buts en fonction de ce que les autres jugent important. Il n'y a que vous qui sachiez ce qui est important pour vous.
 

Ne considérez pas comme acquise les choses les plus proches de votre coeur. Accrochez vous à elles, comme si votre vie en dépendait. Sans elles votre vie n'a pas de sens.
 

Ne laissez pas votre vie vous glisser entre les doigts, en vivant dans le passé ou le futur. En vivant une journée à la fois, vous vivez TOUS les jours de votre vie.
 

N'abandonnez pas quand vous avez encore quelque chose à donner. Rien n'est jamais perdu tant que vous essayez.
 

N'ayez pas peur d'admettre que vous n'êtes pas parfait. c'est le fil fragile de notre imperfection qui nous relie les uns aux autres.
 

N'ayez pas peur de prendre des risques. C'est en prenant des risques qu'on apprend à être courageux.
 

Ne fermer pas votre vie à l'amour en disant que c'est imposible à trouver. Donner est la façon la plus rapide de recevoir l'amour. Le moyen le plus rapide de perdre l'amour, c'est de le retenir trop fort et le meilleur moyen de garder l'amour, c'est de lui donner des ailes.
 

Ne traversez pas la vie en courant si vite que vous en oubliez, non seulement d'où vous venez, mais aussi où vous allez. 
 

N'oubliez pas que le plus grand besoin émotionnel d'une personne est de se sentir apprécié.
 

N'ayez pas peur d'apprendre. Le savoir n'a pas de poids, c'est un trésor que vous pouvez emmener partout avec vous.
 

Faites attention à ne gaspiller ni le temps ni les mots. Ni l'un ni l'autre ne peuvent êtres récupérés.
 


La vie n'est pas une course mais un voyage à savourer pas à pas.
 

Hier c'est de l'histoire.
 

Demain est un mystère.
 

Aujourd'hui est un cadeau.
 

C'est pour cela qu'on l'appelle le présent ".
 

Ce texte a été écrit par Brian DYON