La danse des mots

Publié le par imanita

Les ondes musicales se filtraient de l'engin, les deux hauts parleurs dansaient  sous la tonalité apaisante de cette sacrée voix féminine, mes organes sensoriels se nourissaient, mes osselets exprimaient leur joie en tordant leurs onglets, une euphorie se libérait dans le fluide de mon cerveau, et mes cheveux se prolongeaient dans l'espace, je me dissipais de tout mon etre loin des bruits offusques du monde exterieur...

A mes sens, seule la mélodie composée, sous le frisement des feuilles, le blottissement des pieds imanginaires de mon ouie, l'écoulement de l'eau limpide du ruisseau, le chant des oiseaux, l'odeur de la fraicheur de cette terre palpée par le bout de mes neurones dansants, importait...

J'étais loin, la transe du bonheur me prit, mon corps de la légerité avait herité par cette belle journée dominicale, et je me rends compte que le temps, j'en faisais abstraction, pourquoi ce sentiment de non appartenance à ce monde, à cette journée qui pourtant est comme les autres?

 Je me revois, je me confonds souvent avec l'image de cet esprit mal affranchi, aux coins de mes déceptions, je ne suis que celle qui a subi et pourtant, je suis là, et je refuse de sombrer dans cette horreur de mélancolie, je refoule cette tribale envie de tout écraser, je ne suis pas celle qui en écoutant une mauvaise ou tordue phrase, se terrasse, ni celle qui crie vengeance envers une propagation sémantique malformulée,non, je suis celle qui se tait, je suis celle qui découvre l'autre et l'observe... jusqu'où peut aller l'etre humain dans sa stipulation des choses de la vie? et logique absente des discours qui grisonnent autour de mon lobe, et les phrases entrecoupées par des mots n'en faisant pas partie...
 J'ai toujours eu une attraction vers le corps humain, comment régissait-il les centres de ses sens?
Comment l'homme arrivait-t-il à concilier entre ce corps, et ce cerveau? ...
Cette fascination m'a probablement poussé à me baigner dans l'océan de ce corps, à passer de longues journées à contourner la question de la creation de cette splendeur... mais alors j'ai beau essayé relever le défit, comprendre et la molécule et l'electron...je suis toujours restée inerte et encore plus devant ces parcelles qui déterminent cet etre devant moi, qui formule des palabres, qui à l'occlusion de cils je suis sensible, je cerne cette energie en face, je me croise et les bras et les neurones et j'observe la gestualité de la beauté créée par les mains divines ...
 Tout en moi inspire à ce que cette entité en chaire et en os, assise ou debout, emplissant mon champ visuel soit réelle, et son energie, et ses dires, et aucune seconde je ne peux assumer que le souffle de dieu puisse etre usé par une compilation de vents tordus, par des torsions verbales je dirai, comment puis-je me dire que cette creature aussi aimée par dieu puisse trahir cet amour en promulguant des chantiers de brumes faites de mensonges et de malhonneteté?
j'ai vraiment du mal à assimiler...et je crois que pour ma vision des choses, cette attente si positive me renvoit la plupart du temps déçue au retour de mes errances et en complèment à mes bilans relationnels, je reste toujours celle qui n'admet pas que l'on puisse etre tout sauf franc, je ne saisis pas le sens et je reviens à me dire tu as tort, tu oublies une entité à part entière " ... " le corps oui, l'esprit oui, le souffle de dieu l'âme donc, oui mais alors...
ma reflexion je la trouve démesurée, et arrivée à ce point je converge souvent vers le point d'interrogation...

La voix continue à m'énivrer, je suis loin...

Je me réconcilie avec moi meme, je me laisse bercer par la musique encore et  toujours, trop d'idées se bousculent sous mes cheveux noirs qui se nourisssent de ces notes de guitare...

J'écris encore et toujours, je m'écris, je respire, je pense avec mes phalanges, j'écris au son de ma danse synaptique, je dessine ma vie sous le toit de mes mots et je m'affranchis...


IB.

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imanita 16/02/2006 13:24

Victoria thy peace too ;-)

victoria thy 14/02/2006 19:42

magnifique le poème, j'aime les images tu as fais une très blle peinture envoutanta. peace ;-)

imanita 09/02/2006 14:36

Almknassi la torsion de ton commentaire est aussi manifeste que la joie de mes osselets, merci pour cette belle image de tango melé au flamenco et à la transe issaouia :)Larbi, mon Larbi.org j'ai envie de dire, "penser contre soi meme pour se réconcilier avec soi" comment fais tu pour me deviner toi? Tu auras tout compris...et puis pour ce qui est de "tu seras un homme mon fils" j'essaye ..Larbi , j'essaye, j'ai toujours les yeux grands ouverts quand on me dit imane"trjlli" , je fais de mon mieux, et puis mon devoir c'est de me sauver comme tu me disais l'autre jour ma foi et mon travail, les poches vides et j'ai rajouté le sourire et je fonce ah tu as sauté avec moi à trois .......tu me suis là ;-) oui je sais que tu me suis :) Larbi , je t'envois un tout petit cadeau sur Paris si jamais la personne veut bien te le donner en main propre :) tu verras c'est vraiment tout petit mais c'est pour te remercier pour tout ;-) Adorablement toi ;-) Taititi ta compagnie ne fais que réchauffer le coeur de tous ceux qui passent par là :) je t'adore aussi tante espoir :)

taititi 07/02/2006 11:55

                Corps et ésprits , tu tu éxprimes bien la joie au fond de toi , très belle déscription, tu l'as bien étudiée le corps humain tu le décrits d'une façon profonde , très beau texte , tu tends vers la neurologie , des termes scientifiques bien utilisés on sent la medecine en toi .
               Cette fois ci tu t'es pénétrée et tu t'es bien retrouvée en nous sortant ta bonté et ton sentiment de bien être , sans rencune ni mechanceté .
                 Tu te tais celà montre que tu fais travailler tes organes sensoriels avec intéligence , tu trouves une harmonie  corps et ésprit d'ou trouver une logique sans te paniquer avec detente et relaxation soit disons un remede pour bien raisoner .
                  L'attraction, pour l'avoir il faut bien du positif et du négatif , sans le (+et - ) il n'y aura jamais d'attirance .
                   La vie est pleine d'ambiguités d'ou des réactions inverses , y compris ce corps humain qui est difficile à comtempler  .
                  Restons toujours positif sans trop terrasser et pénetrer au profons et aux détails de ce corps humain pour voir la vie sous un autre angle car on ne peut pas changer nos corps par contre nos ésprits , pour celà il nous faut beaucoup de force et beaucoup d'énergie .
                 Merci encore imane de nous écrire et éclaircir certaines choses mystérieuses , je te lirais toujours et merci aussi à larbi pour son beau poème .
                  Ta taititi qui t'adore . 
                 

Larbi 06/02/2006 21:14

voilà je l'ai trouvé
spécial dédicace à toi ma chère et adorable Imanita
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Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vieEt sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,Ou perdre d’un seul coup le gain de cent partiesSans un geste et sans un soupir ; Si tu peux être amant sans être fou d’amour,Si tu peux être fort sans cesser d’être tendreEt, te sentant haï, sans haïr à ton tour,Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes parolesTravesties par des gueux pour exciter des sots,Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles Sans mentir toi-même d’un seul mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,Si tu peux rester peuple en conseillant les roisEt si tu peux aimer tous tes amis en frèreSans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître Sans jamais devenir sceptique ou destructeur, Rêver, mais sans laisser le rêve être ton maître, Penser sans n’être qu’un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave et jamais imprudent, Si tu sais être bon, si tu sais être sage Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite Et recevoir ces deux menteurs d’un même front, Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire, Tu seras un homme, mon fils.
Par Rudyard KiplingTraduit par Paul Eluard