la poupée russe

Publié le par imanita

j'éteignais la lumière, je m'enfonçais le tete sous mes couvertures, j'allais dormir je me disais, je commandais à mon releveur superieur de clore mes yeux, je ramais dans mon sommeil sur le lac embrouillé de mes pensées, je glissais sur la barque menée par mon cerveau au delà du puit farfelu de mes déraisonnements, de mes bras, dans un mouvement cyclique je guidais ma raison, je flanais dans les parages, je m'inclinais face au vent, je ramais en oubliant les limites de mes forces, je tirais l'eau vers moi, toute l'eau venait à moi m'éclaboussait le visage, je continuais ma course contre le temps, et qu'était il ce temps sauf insignifiant, lourd, exaspérant ma survie...
 je ramais sans me planter sur aucune baie de reflexion, et pourquoi reflechir? je n'avais qu'à ramer, seule au fond de ma barque, je prenais plaisir à m'outrepasser et à me surpasser quelle en serait la difference? je m'en moque des mots, je me moque de tout, je me moque de moi, du temps, de ma raison, de mon coeur, de mon corps, de tout mon etre, je ne suis que quelqu'un qui rame, qui rame, et qui rame encore ne finissant pas de ramer à l'infini dans sa tete...
 arrivée à nulle part, ou plutot arrivée à la porte de l'oubli, cet oubli qui me tue, qui m'arrache de mon sommeil, mon lac est loin, je suis loin, je suis peinée par cette vie que je ne saisis guèrre, je suis affaiblie par cette vie, qui ne me dicte pas ses logiques, si logique il y a, je divague, le champs de blé de mes pensées renait, je résiste, pourquoi encore un champs de blé? je suis confuse, je suis lasse, je suis presque rien dans cet état second, je ne me reconnais plus, je ferme les yeux, un vertige surprenant m'emporte, les murs de ma chambre que je ne discerne point se déplacent brutalement, mes yeux s'enroulent sur eux meme, je les équarquille de peur de sombrer dans l'oubli, l'oubli de mon etre, une peur m'engloutit, le vertige jusque là m'était inconnu, il me prit, il me fit pivoter l'esprit d'un angle très ample, mon estomac se tordait... que faire, que devais-je faire, me livrer? oui me livrer, je n'ai plus la force, je suis lasse, je suis un corps blotti dans l'espace de sa peur, l'angoisse encore, mon dieu, pourquoi doit-elle surgir à chaque fois en moi, me retirer de mes reves et m'enrober encore et encore, je ne peux rien faire, je suis entre les mains de dieu, et en dieu je garde foi, je ne suis qu'un corps laché à la vie, le lac me fait peur, les bords de ma barque grandissent, m'etouffent, je suis réduite à quoi? je suis  imane, j'en ai le souvenir et le seul d'ailleurs; la rationnalité je m'en moque, toutes les théories du monde atterissent le long du chemin de mes pensées, aucune valeur n'est sure, tout est délire, tout est mensonge, toute est diffamation, je suis rude par moment, je suis souple par un autre, les mots se répétent, les mots reprennent, les mots se déchainent, à quoi servent tous ces mots?...

je n'en sais rien, le lac m'engloutit, j'etouffe, je ne me plains plus je m'abondonne à ma dérision, j'essaye de me mettre en position yoga encore une fois, je n'ai plus la force, je suis néant ...
un éclair de vivacité tente de me dissuader de mon existence, je ne comprends rien, je ne comprends plus, et d'ailleurs est ce qu'un jour j'ai compris quelque chose aussi simple soit elle, mon dieu si j'avais été...quoi que veux tu etre? tu es imane tu es ce que tu es, tu vaux ce que tu vaux, tu héberges les trapézistes neuronaux les plus éhontés, les plus déséquilibrés sur terre que veux-tu réaliser des prouesses aériennes plus déstabilsantes que celles que tu as vécues?
je me file dans l'espace, ma petite soeur formule des gestes dans les airs, je suis ces mouvements, mon corps n'est qu'un automate tiré par des fils imanginaires, je me déambule, mes mains enchainent une danse, mes jambes s'entremelent, ma figurine me renvoit à ces poupées russes que j'aimais tant étant petite, le rouge de leurs coloris m'englobe, je suis les fluides de mon corps, je transporte mon énérgie dans les airs, je fais des tours sur moi meme, je m'abrutis l'esprit, je respire, je m'envole, j'atteris, par terre sur le champs de blé, je m'envoute dans mon lac, je garde les yeux grands ouverts, mon cerveau a tiré l'alarme cette nuit, j'ai compris mais l'alarme contre quoi finalement ?
sous l'appel à la prière, je me livrais à mon sommeil dans l'inconscience, je ne pensais à rien, je me léverai ce matin je ferai mes ablutions et je prierai le tout puissant...
le lac, le champs de blè, les poupées russes, ma danse dans l'espace clos de mes pensées, ma respiration, ma peur, mon vertige, mes yeux qui roulent, mon coeur qui ne m'appartient plus,mon pyjama, le matin, le soleil, le quelque vert qui persiste, la vie...

IB.

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simo 27/01/2006 13:19

Tes tourments je les comprend parfaitement !  c'est un moyen purement humain pour avancer ! malheureusement parfois ce moyen peut se métamorphoser en un labyrinthe sans fin et sans issue !
il faut être assez intelligent pour comprendre que finalement la vie n'est que le reflet de notre personne ! elle est heureuse ou malheureuse suivant ce qu'on veut qu'elle soit !
 OUI on a ce pouvoir sur la vie ! etre heureux aimer la vie se sentir bien dans sa peau ! tout cela fait partie de nos pouvoirs sur la vie ! cela ne depends que de nous ! si on veut l'etre ou pas !

adila 22/01/2006 17:14

je te dis bravo pour ce que tu as écrit,c bien d'en parler,ca va libérer ton esprit de toute idée négative.
si tu doutes de  toi meme,penses que dieu tout puissant est avec toi et qu'il t'aide.
je suis certaine que tu vas surmenter tout ca et inchallah ca va passer.
si on désire profondément quelque chose,on tend à l'obtenir; c'est un principe authentique et reconnu.il faut vraiment y mettre tout son coeur.
je te fais de gros bisous et te souhaite bonne chance pour la suite :) :)

imanita 18/01/2006 16:04

Larbi* tu sais pas à quel point ça me fait plaisir que tu sois là, comment te dire c'est typiquement autobiographique, mais bon je mène la barque tant que je peux.El mehdi* bienvenu à bord encore une fois,merci de m'accompagner durant le voyage.scoutita* je t'embrasse fort ma ghiyout.2pacs* et merci aussi à toi.Diwa* chacun son rythme comme dirait gad* non bisou ma fdiwa;-) bossage at home ;-)Taititi* et bein qu'est ce tu peux faire avec deux nièces qui frollent le romantisme à tort et à travers ;-)

taititi 16/01/2006 17:08

                   Eh les filles pourquoi cette inquietude ? , on parle de l'angoisse lorsqu'on ressent un sentiment d'insécurité ou bien devant un danger qu'on ne peut en fuire ou un obstacle qu'on ne peut affranchir , ne craint rien imane tu es bien protégée et entre de bonnes mains , c'est par tes prières et ta croyance en dieu que tu y arriveras   , le lac n'est pas loin et tu trouveras bien une logique , fonces et dis ça passe ou ça casse .
                  Bon courage ..................
                  A toi aussi diwa

diwa 16/01/2006 12:10

ma imanita cherie, j'ai les larmes aux yeux, wa79ellah, depuis touuut le temps que tu me demandais de voir ton site... j'aurai du le faire bien avant! tu me manques enormement, et je suis contente que tu es trouvé un endroit ou sortir ce que tu as dans le coeur... j'aurai tellement aimé etre là à tes cotés et discuter avec toi, jibtili la chaire de poule, tu sais... moi aussi je me montre hyper heureuse ici à tout le monde, et j le suis lhmdoulah, mais j'ai tout le temps ces moments d'angoisses qui me rappellent ce que je suis et ce que je ne suis pas, qui m'embrouillent tout le tps... ch3elti fiya nar ma imanita cherie! et bravo à toi d'avoir trouvé le moyen de resortir ce que ronge ton coeur, ça fait tellement de bien, je sais ce que c'est, et tu peux pas savoir combien j'en ai besoin moi aussi, j'ecris, meme si je suis debordée avec mes projets et rapports, w dmou3 f3ini, eeennffiiin j'ai pu pleurer, nkhwi hadchi qui m'enfonce, merci merci bzaf, tu me manques imane, bzaf! je t'aime vraiment du fond du coeur, car tu es une fille de bonté et de coeur formidable... prend soin de toi... j'ai hate d'etre à tes cotés... bizz