La fourmi

Publié le par imanita

En me jettant, sur le divan imaginaire de ma raison, des pensées en moi coulent à flot, je me parle et me reparle incessamment, j'essaye de dérober un sens à ces coulis de vie en moi..
Je joints mon silence qui me tire des mes vehémences ensoleillées, il me dicte la couleur, le parfum de la chose, me laisse voler par moment sous le ciel immense de mes persistances analytiques, me laisse ouvir les demeures de mon coeur, fletri, jadis...
 Ce silence marque mon chemin par apposition de pierres, de pavés sur le sol du jardin, je pose pied sur la première chose solide perçue par mon pied, je m'envoute dans la maison enchantée, l'image de la maisonnette entourée d'herbes folles me revient, j'avance encore plus, scrutant la terre ,sous le fremissement des feuilles d'automne, je découvre ces végétations radieusement entremélées, sur ce fond de jardin, la pluie, l'odeur de cette argile m'enivre les sens, mon silence me tire encore vers ce splendide chêne où l'image d'un samedi après midi calme en compagnie de mes cousins savait en profiter, où nous nous agrippions tour à tour sur ces branches, escaladant la terrasse et nous balançant dans les airs, nos cris à en couper le souffle à nos mères papotant autour d'une verre de thè à la menthe...
L'image des momes que nous étions s'impose à mon silence, courant partout, dans la grande maison familiale, la voix de ma grand-mère criant de partout, et nous tous qui étouffions nos rires sous ses paroles roulées; quelques minutes à peine le plus frivole d'entre nous marquait les règles du jeu, nous allons faire une salade! criait-il et dieu seul savait comment on preparait nos salades, toues les fleurs dont mon grand père prenait le plus grand soin durant toute la semaine devenaient des tetes de radis, les marguerites, en choux-fleurs, des roses, en tomates des herbes que les plus grosses mains savaient arracher su sol, le gazon etait comme brouté par nos pieds, nos passages ces samedis après midi etaient un ébluissemnt pour nos grands parents mais aussi une nuisance manifeste à la flore délicatemnt richissime de la belle maison "grand-parentale"..
Pourquoi mon silence me ramène-t-il vres ces journées, sans doute que là y figurait la source de ma vie, le départ de mon moi, mon silence m'y pousse encore, je me defends c'est pas le moment, viendra le temps imane, viendra le temps, et j'aquiesse, certainement il viendra le temps...
Je me retire délicatement de ma souche reveuse, et je me rends à l'evidence de rectifier: c'etait pas un chêne, c'etait un arbre à framboises blanches, comment aurais je pu le nommer, nous en dégustions comme des érudis, avec nos salades comestibles uniquement pour les fourmis, non meme pas, ah tiens ces fourmis, de vraies histoires avec les fourmis, j'en garde encore l'odeur, et ma question favorite est de demander à ma soeur : dis M..  tu connais l'odeur des fourmis? generalement, elle me sourit et me répond toujours la meme chose mais imane je sais pas, c'est quoi une odeur de fourmis? je n'ai pas de réponse, ma question semble dénuée de sens, mais peut etre que c'est moi seule qui a en mémoire cette odeur acre mi-bois mi-terre quand l'une d'elles venait à s'ecraser par un un mécanisme que j'ignore sur ma jambe je la portais entre mes doigts, l'observais une petite minute, la déposais entre les feuillages et reniflais juste sur mes mains cette senteur ...
Mon silence me tire encore vers ce chateau fort batit par ce bataillon de fourmis, à l'entrée de l'angle que formalt les deux bassins emplis d'eau qui servait à arroser l'immense jardin, je m'assayais à meme la terre et penchais ma tete vers ce petit trou par où rentrait et sortait toute la monarchie fourmilère, je ne lachais pas un détail de ce theatre  qui s'offrait à mes yeux, elles couraient de partout, il m'arrivait meme de leur placer un drole d'insecte trouvé dans les parages à l'entrée de leur abri, et m'invitais dès lors à etre leur convive géante, à l'entrée elles en profitaient, s'accaparaient des vestiges de la creature déposée et arrivaient à mon plus grand étonnement à la décortiquer et juste quelques secondes après la masse insectiforme se voyait à l'interieur du chateau fort dont je ne pouvais voir que le grand portail....
Le silence me tire de nouveau...

Et encore une fois je me chuchote: le temps viendra, le temps viendra, c'est la seule constante à laquelle je peux me fier...et je remémorise l'odeur de la fourmi...
Toujours à toi...

IB.

Publié dans imanita

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imanita 17/12/2005 12:32

samir* je te confirme ça a de l'effet!
tati*la fourmi c'est du bien comme dirait quelqu'un ;-)
ninine*des arbres, il y en a toujours ninine et ds le cas où ils se feront rares on en plantera, planter des arbres est parmi mes reves j'adore cete idée, attends il y a 6ans je crois j'ai planté dans un coin du jardin un prunier, il en donne, il etait tout petit le jour où j'ai creusé la terre et c'etait le premier jour du printemps et depuis chaque année je me mets debout pour voir où est ce qu'il arrivé, il n'est pas très grand, il donne quelques prunes par an mais elle sont délicieuses:)) tout ça pour te dire planter un arbre sert toujours à quelques chos embellir le paysage , égayer nos papilles gustatives et "narinaires" bref que du bonheur..

ninine 16/12/2005 22:40

et voilà, j'y arrive enfin
chez moi j'y accède sans problèmes
Allez je file dévorer le poste que tu as ecrit.
Bisous ma grande
y a des arbres dans ton billets? des arbres mâles je veux dire :)))))

tati 16/12/2005 19:33

tu connais cette chonson ? la fourmie m'a piqué la main , la coquine avait faim, aie.......

attention imane ca va te piquer .

Samir 16/12/2005 12:54

ooops ça m'a fait revivre mon enfance!! et à travers l'enfance, mes rêves, mes ambitions......"moi quand ze serais grand ze veux etre pilote ..."........ Merci Imane, ça a de l'effet!