Dimanche 30 octobre 2005
Entre toutes les grandes bâtisses, gisait le vieux terrain recouvert de nombreuses herbes folles, comme j'aurais dit si j'avais encore dix ans; les plantes anarchiques, les arbustes, les fruits de hazard de toutes les graines transportées par le vent avaient élu cet endroit comme le leur, l'avaient apprivoisé comme si c'etait leur terre nouricière; les herbes  s'amoncelaient  toutes et dominaient la place centrale comme pour exprimer leur droit à la vie malgrè tout et tout le monde, elles s'agrippaient les unes aux autres, elles se cramponnaient à la moindre petite branche, s'effleuraient sans contrainte sous le soleil, sous le vent sous la pluie, peu importe le climat, peu importe les ténébres les ouragans, arc en ciel ou brise matinale rien ne faisait la difference, ces herbes etaient là, y persistaient et se cramponnaient à la vie comme pouvait se cramponner cette âme solitaire, oubliée, rejetée par ses semblables, chatiée, injuriée, cette lamentable créature jumelle de ces herbes, soeur dans l'âme et dans le coeur de ces herbes folles avec leurs épines et leurs racines enfouies au ras du sol, elle s'abritait sous ces murailles végétales, en avait fait ses copines, en avait fait ces voisins de  nuit, ses amis dans son ennui, ses compagnies dans son oubli dans sa solitude, dans son errance et son agonie; toutes ses veilleées nocturnes,
elles étaient là pour elle, elles étaient à l'ecoute de ses souffrances, elle leurs avaient raconté sa vie de gamine jusqu'à celle d'aujourd'hui, elle leurs avaient conté sa petite enfance en famille, ses parents, sa mère, son père, toute sa fratrie, les paisibles moments qu'elle avait dû partager dans sa modeste maison, son premier jour d'école,ses petits camarades, son adolescence animée par ses nouvelles connaissances, ses rêves à quatorze ans, ses émotions, ses joies et son insouciance, ses états d'euphorie qu'elle partageait avec ses cousines et les filletes de la ruelle voisine;

tout ce beau monde, elle a dû s'en séparer petit à petit pour rejoindre la terre des grands, le monde des adultes avec ses peurs et ses craintes, elle abandonnait en elle la douce fillette pour se métamorphoser en femme adulte; à un tournant de sa vie,  terrifiée par l'inconnu, la conscience lui échappa, elle dû virer, prendre un autre chemin semé d'embuches, tortueux, un labyrinthe vivant, cultivant ses sinuosités parmi ces herbes, ces brins de folie ...
Un matin comme les autres, après une nuit lamentablement passée entre les sujets de sa rebelle compagie, elle se reveilla aux sons de déchirement de ses amies, sous ses haillons, elle devinait que le feu avait pris lieu, il s'emparait de ses babioles imaginaires, de ses lustres qu'elle avait soigneusement caché sous son oreiller de paille, elle ramassait, empilait sa garde robe magique, essayait de sauver le maximum de ses jolies tenues, ne pensant à rien, elle croyait que c'était encore le destin, que le feu n'était que l'élément qui devait suivre le vent, elle relevait la tête pour deviner que ce grand feu qui prenait d'assaut toute sa demeure était le prix qu'elle devait payer à ce beau monsieur qui avait donner l'ordre d'en mettre là où terrée, la pauvre créature "Nora" avait bâti son monde, l'avait adopté et caliné comme une mère pouvait caliner son enfant, l'unique, le polyhandicapé, le morveux, le retardé mental, le bercer de toute son âme car il etait sien et elle etait  là tout simplement pour ses peines ..
Nora a perdu son furtif abri, on a mis feu à sa demeure, quelques pas, une dizaine de mètre plus loin elle s'accroche de nouveau aux débris qui s'entêtent, aux herbes échapées au feu, un bonhomme à l'allure chetive lui jette des cailloux et des gros pour qu'elle s'en aille, je sens en moi une rage monter dans la fumée du feu envahissant le ciel comme pouvaient l'envahir les cris de nora ...
 je crie de toutes mes forces pour que le bonhomme s'arrête, Nora me vit du balcon de ma bâtisse, elle me supplie, elle a bien vu, elle a bien senti que dans mon coeur je porterai toujours son cri à elle en moi, toute cette injustice, tout le rejet de tous ses semblables, elle a eu une vie tourmentée, elle sombre dans la folie et tous ces autres que font-ils ? ils s'ennuient de la voir périr, ils s'ennuient de sa présence, ils s'ennuient et mettent feu à l'abri d'une créature qui aurait très bien pu mener une autre vie, une autre existence, une existence meilleure,une existence plus calme, plus sereine, peut-être aurait-elle pu être la leur,... la mienne,... la même,...
peut être...

A celle dont j'entends encore les cris...
A Nora...

IB.
par imanita publié dans : Histoires d'ailleurs
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Mercredi 26 octobre 2005
Je t'aime, tu m'aimes, nous nous aimons...
 C'est un beau sentiment, certes, souvent mêlé au bonheur, à l'euphorie, à notre petite tête dans les nuages, à nos rêves, à nos plaisirs, à nos désirs, à nos joies, à nos sourires, à nos rires ...
 La quête est quasiconstante, nous sommes et seront toujours à l'affût de ce sentiment si charnu, si fin, si imposant, si affolant, si percutant, si étrange ...
 Du plus profond  de nos esprits, du milieu  le plus aquatique soit-il de nos cellules, des plus lointains océans biologiques de nos corps, jusqu'à la plus petite parcelle de nos êtres, jusqu'au plus petit cheveu qui s'envole dans les airs et le plus petit bout d'ongle rongé qu'on balance sur le sol...
 Tout, tout en nous crie cette quête, tout en nous a en mémoire ce beau sentiment ...

 Toutes ces réalités sont bien belles, mais comment pourrait-on cerner concretement le sens,l'alchimie de ce sentiment féerique ?
Question classique que je me pose, oui, mais je ne comprends pas tout non plus : L'amour c'est quoi ??

IB.


par imanita publié dans : imanita
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Mercredi 19 octobre 2005

Je finis la journée, aujourd'hui c'est le 15 jour de ramadan, je n'ai eu ni faim, ni soif ni rien, sauf une angoisse  qui n'a cessé de s'agrandir toute la journée, une angoisse qui me surprend à tous les tournants, elle est là dans tous les coins et recoins de mes pensés, une peur interieure me hante, je sursaute interieurement, l'angoisse est là, oui la fameuse boule dans la gorge, elle m'épie partout, toutes ces reflexions délirantes me tordent l'esprit, toutes les nuances de mon bleu sont d'un bleu identique, toutes les couleurs sont ternes, je tente de les illuminer, un petit coup de soleil, un petit brin de folie pour égayer  les tons, rien n'y fait, je baisse les bras, non je me relève, je suis forte, je me bats, et ça reprend, je cherche terre ferme à mes pattes, je vole, je survole, je voltige, je plane... je plane dans le ciel immense de mes pensées, je suis l'oiseau bleu,  je suis l'oiseau à mille pattes, blessées, affaiblies par les vents par les sables par les sels, je suis le navire qui chavire,  je suis le naufragé, je suis l'écume de l'oubli, je suis l'écume qui luit et reluit qui effleure le naufragé, je suis l'oiseau mélé à l'écume, je suis poussiereux,  je me cherche un asile, une terre, une chaleur une compagnie, je suis l'oiseau brisé qui a dû perdre son nid, je suis l'oiseau naufragé  sur cette île, je suis l'oiseau qui vit, oui il vit, quoique vent l'a malmené quoique tempête l'a chatié ...je suis l'oiseau qui vit, qui respire la vie, sur cette île il y a la vie, je construirai un nouveau nid, je me débarrasserai de mon écume , je me ferai de nouvelles plumes... plus de rivages perdus, plus de deserts inconnus, plus de terres aux creatures farfelues , ...c'est fini, je ferai de cette  île mienne, de ses hotes ma diligence , de sa nature mon esperance...


IB. 

par imanita publié dans : imanita
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Dimanche 16 octobre 2005

Hier en faisant quelques courses et pour mon plus Grand enchantement pour mes grands- parents, je me suis rendue à l'evidence de l'impact des apparences sur le conscient et le subconscient de nos mentalités marocaines;

 je conduisais tranquillement la voiture de mes parents, me dirigeais vers le centre commercial le plus proche de la maison parentale toujours, arrivée à proximité de A*... j'essayais de garer ma voiture, je m'efforçais de tourner le volant qui malgrè sa "direction assistée"  était pour moi, mais d'une difficulté à cause d'une algie du poignée gauche, après moultes à doite, à gauche, re adroite, re agauche et re..et re ..encore sous le "commandement " plutot fin du gardien à la tenue bleue qui tentait de m'orienter avec ses gestes en marionnettes  qui  m'embrouillaient beaucoup plus qu'autre chose, j'arrivais enfin à la mettre en position cette grosse bagnole, je cherchais mon sac à main sur le siège à ma droite je m'appretais à pointer mon nez à l'exterieur du véhicule quand, d'un mouvement presque brusque ma portière s'ouvrit par le plus grand soin du gardien, je ressentis à ce moment là un refus qui montait en moi une" inacceptabilité "de ce fait qui venait d'avoir lieu aussi futile et fugace soit il, je ne tolère pas cette soi-disant politesse, je n'admets aucunèment cette attitude" moi je fais tout  toute seule me disais-je au fond de moi" , dans ma petite tête l'étonnenment aussi bete soit il y persista, pas que je ne comprenne pas, oui enfin je ne comprends pas, et si j'etais venue à pied ou en taxi quel privilège aurais-je eu???

 je suis sûre que rien!! pourquoi des gens, et notamment ces gardiens se voient -ils obligés de manifester toute cette "courtoisie" ils l'accomodent à l'image que je véhicule: petite bourgeoise bien fringuée avec sa voiture de luxe tirant son sac à main à l'abri du soleil du vent se rejouissant d'un confort sans egal dans sa voiture et en plus- en arrivant à destination- ayant le privilège de se voir ouvrir la portière pour pouvour mettre  ses jolis pieds sur le sol et quoi encore? ah oui de  se voir débarassée du cadi à la sortie et quoi encore ????

OUF cette ambiance m'étouffe ! A quand une mise en valeur des vraies qualités et une prise de conscience de la part de la societé mondaine qui impose à son égard une gestualité aussi déplacée? arretons d'etre aussi hautain pourquoi vouloir integrer des normes sociales imaginaires et larguer la simplicité loin dans le champs de l'ignorance???

IB.

par imanita publié dans : imanita
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Mardi 11 octobre 2005

Toute cette journée j'ai trotté dans tous les sens, mes yeux qui n'admettent plus autre affichage que les www, msn, blog, en ligne, hors ligne,boite electronique, medville (salut à mes amis medvilliens) mais enfin et othmane avec ces pixels et ces trucs informatisés auxquels je ne saisis que la moitié du sens, et je file encore un regard sur l'autre site et les commentaires sur le blog de celui ci, et le blog de celui là ...et ça fini pas,... toute la journée à la decouverte d'un monde merveilleux dont les acteurs jouent derriere le rideau et dont seulement les gigotements et les debattements se font visibles,toute la journée sur le rythme d'une musique sourde et frémissante...

A vous tous! à tous ceux que j'ai lu et à tous ceux qui figurent parmi mes amis -meme s'ils ne sont pas au courant- à tous Je vous dis  merci pour vos délires et pour tous vos déboires: je suis nouvelle sur la blogosphère certes mais je voltige sur son ciel depuis presque une année maintenant;

et oui une année que je vous lis et une année et  ouiiii  une année que -comme aujourd'hui-  j'ai juré par tous les mots que je serai fidèle à tous les maux sur terre et durant toute cette année je n'ai fait que jurer...

En attendant, je me souhaite un joyeux anniversaire et je vais prendre un grand bol d'air en trottant cette fois ci sur le rythme d'un vraie musique techno et je jure encore...: A bas les toxines!!

IB.

par imanita publié dans : imanita
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Dimanche 9 octobre 2005

Toute cette chaleur, toute cette lumière se fait trop forte, en ce début d'automne, il s'affiche des températures de celles qui peuvent concider avec un milieu d'été bien "croustillant", pourvu que ça dure diraient bien des gens, mais moi loin de toutes ces reflexions cristallines, je suis en attente  de la fraîcheur hivernale pour refroidir toutes ces foulées humaines, accorder les violons des uns et adoucir les écorchures cerébrales des autres.


IB.

par imanita publié dans : imanita
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Samedi 8 octobre 2005

Il faisait sombre, l'immense salle s'étendait et s'amplifiait de brouhaha formulé par les phrases entrecoupées des uns et les paroles saccadées des autres, ça criait par ci et discutait tantôt fort et tantôt un peu plus fort par là, aucune lumière ne m'était visible.

 Dans cette ambiance je trainais, je portais mon regard sur toute cette foule, je tentais de percevoir un trait, un geste, toutes ces femmes assises sur ces sofas parlaient parlaient, aucune d'entre elles ne m'etait connue, les sons qu'elles émettaient ne parvenaient pas à mes oreilles, j'etais loin... emportée par des bouffées insurmontables de chaleur, d'odeurs d'enfermemement, assise tout près d'elle, l'une me disait bien quelque chose j'essayais de déchiffrer de toutes mes forces ses dires mais rien, toujours rien !

Comment aurais-je pu comprendre la moindre chose, tous les mots m'étaient étrangers, tous les dires étaient incoherents, j'etais là presente de corps, abattue, mes gestes n'étaient pas les miens, mes mains, mes doigts, je sais qu'ils bougaient, le reste de mon corps était gelé par une froideur intense, qui émanait -quoi que ça puisse être incensé- de toute  cette ambiance morose;

 j'étais là pétrifiée dans mon coin, je formulais certainement des palabres, dont le sens etait probablement anarchique, je déployais toutes mes forces pour que l'on ne puisse pas remarqer le mouvement de mes dents tellement  elles se tortillaient, je parlais et n'arrivais pas à pronnoncer  le moindre mot  sans serrer la mâchoire  de peur que l'on vit cette horreur...

...non mais quoi? j'ai les dents qui bougent,toute ma machoire inferieure lachait, mes dents se froissaient les unes contre les autres elles émettaient  un grincement, un bruit comme celui  qu'on tente d'éviter en fermant  les oreilles pour qu'il ne nuise pas encore plus à nos cellules sensorielles; Cet affreux son, tous ces autres, toutes ces creatures qui m'entouraient et qui m'etaient toutes inconnues et bien elles l'entendaient et leurs regards étaient tous rivés sur ma trajectoire, je sais que j'en suis la source, oui, puisque personne n'était à mes cotés; Moi recroquevillée dans mon coin je voyais tout ce monde, je dominais de mon champs visuel toute la surface qu'il gagnait, mais eux non, donc à un moment ils etaient tous rivés sur moi alors que je continuais à flotter dans ma bulle de peur et d'angoisse, et à cacher au maximum mon immense malaise, mes dents elles, ne finissaient de me torturer, je dû un instant me taire pour contenir le déboitemnt de celles-ci, puis ayant épuisé toute mon energie je sentais que le moment fatidique était imminent, j'entrouvris ma bouche pour pronnoncer un aaaaa......c'est alors que toutes mes dents liées entre elles telle une chaîne, toutes mes dents sortaient de ma bouche!!.... j'avais perdu toutes mes dents elles étaient là entre mes mains je les tenais comme on pouvait tenir un chapelet, quelle monstruosité, je n'ai plus aucune dent ...toute la foule m'entourait et me regardait avec émoi, dans les yeux des uns je voyais de la pitié, dans le regard des autres de la stupéfaction, de la peur de la crainte, tous étaient abattus par cette phénomenale chute dentaire et moi je continuais à m'enfoncer;
Mon périple, ils étaient en plein dedans avec moi, ils m'avaient tous rejoint dans ma souffrance tant bien que mal dissimulée, mais là ils ont tous assisté à la scène de mon délabrement, au cri de ma pétrification vivante et morte à la même seconde; Je pleurais, pleurais ...pleurais toutes les larmes de mon corps ; j'avais fini  de pleurer en solitaire, là tous ces gens compatissaient à mon malheur... j'ai perdu mes dents, je crie, pourvu que ça ne soit qu'un cauchemar car la réalité serait bien dure à vivre,mais non une petite voix me soufflait: non c'est la realité tu ne rêves pas tu es entrain de vivre, tu as les yeux grands ouverts...c vrai? lui demandais-je,oui c'est vrai, me disait-elle;

je continue ma tétanie interieure et mes convulsions externes,j'étais le milieu de scène de toute cette masse humaine.....oui, qu'aurai-je pu faire sinon me débattre  riennn..rrien...rien....rien ..

Les riens me poursuivaient,leurs échos retentissaient et me perçaient les oreilles...quand soudain un effroyable sursaut me prit, j'ouvre mes yeux, les équarquille,  je palpe mes dents, me rassure qu'elles sont là, ouf... elles le sont ; je m'assois sur mon lit, je perçois à peine mon réveil " 09h" du matin, oui mais je ne suis pas pour le moins soulagée, enfin si mais non : mes dents sont toutes là bien alignées mais mon malheur est bien là lui, je m'effondre en larmes je cherche mon miroir je verifie l'integralité de ma dentition, je verifie mes yeux quand une pensée brutale me vint: mes yeux les pauvres je leur ai infligé toutes ces souffrances tous ces pleurs, mes déprimes, ma depression...ils sont fatigués, mous de pleurs, fragilisés par toutes ces quantités d'eau qui débaclaient  à leur travers ...

je me resaisis, je respire, je me lève, j'entrouvre la fenêtre, un peu d'air et je refléchis un petit moment... et bien mon cauchemer finalement c'est le résumé de ce que je vivais, c'est le récit des plus succincts qui puissent exister de ce qu'a été ma vie il y a à peine deux mois, trois mois de celà c'est étrange comme sensation, c'est étrange que notre inconscient soit tellemnt conscient  de ce qui se passe en nous! Moi je reste ébahie devant cette grandeur divine, ce défilement de pensées, ces courants neuronaux qui cheminent finalement la vérité véridique, la vrai vérité........

enfin la vérité de cette vie... 

A mon coeur aussi triste et aussi fragile soit il ! 

IB 

par imanita publié dans : moi
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