mon île

Mercredi 26 octobre 2005
Je t'aime, tu m'aimes, nous nous aimons...
 C'est un beau sentiment, certes, souvent mêlé au bonheur, à l'euphorie, à notre petite tête dans les nuages, à nos rêves, à nos plaisirs, à nos désirs, à nos joies, à nos sourires, à nos rires ...
 La quête est quasiconstante, nous sommes et seront toujours à l'affût de ce sentiment si charnu, si fin, si imposant, si affolant, si percutant, si étrange ...
 Du plus profond  de nos esprits, du milieu  le plus aquatique soit-il de nos cellules, des plus lointains océans biologiques de nos corps, jusqu'à la plus petite parcelle de nos êtres, jusqu'au plus petit cheveu qui s'envole dans les airs et le plus petit bout d'ongle rongé qu'on balance sur le sol...
 Tout, tout en nous crie cette quête, tout en nous a en mémoire ce beau sentiment ...

 Toutes ces réalités sont bien belles, mais comment pourrait-on cerner concretement le sens,l'alchimie de ce sentiment féerique ?
Question classique que je me pose, oui, mais je ne comprends pas tout non plus : L'amour c'est quoi ??

IB.


par imanita publié dans : imanita
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Mercredi 19 octobre 2005

Je finis la journée, aujourd'hui c'est le 15 jour de ramadan, je n'ai eu ni faim, ni soif ni rien, sauf une angoisse  qui n'a cessé de s'agrandir toute la journée, une angoisse qui me surprend à tous les tournants, elle est là dans tous les coins et recoins de mes pensés, une peur interieure me hante, je sursaute interieurement, l'angoisse est là, oui la fameuse boule dans la gorge, elle m'épie partout, toutes ces reflexions délirantes me tordent l'esprit, toutes les nuances de mon bleu sont d'un bleu identique, toutes les couleurs sont ternes, je tente de les illuminer, un petit coup de soleil, un petit brin de folie pour égayer  les tons, rien n'y fait, je baisse les bras, non je me relève, je suis forte, je me bats, et ça reprend, je cherche terre ferme à mes pattes, je vole, je survole, je voltige, je plane... je plane dans le ciel immense de mes pensées, je suis l'oiseau bleu,  je suis l'oiseau à mille pattes, blessées, affaiblies par les vents par les sables par les sels, je suis le navire qui chavire,  je suis le naufragé, je suis l'écume de l'oubli, je suis l'écume qui luit et reluit qui effleure le naufragé, je suis l'oiseau mélé à l'écume, je suis poussiereux,  je me cherche un asile, une terre, une chaleur une compagnie, je suis l'oiseau brisé qui a dû perdre son nid, je suis l'oiseau naufragé  sur cette île, je suis l'oiseau qui vit, oui il vit, quoique vent l'a malmené quoique tempête l'a chatié ...je suis l'oiseau qui vit, qui respire la vie, sur cette île il y a la vie, je construirai un nouveau nid, je me débarrasserai de mon écume , je me ferai de nouvelles plumes... plus de rivages perdus, plus de deserts inconnus, plus de terres aux creatures farfelues , ...c'est fini, je ferai de cette  île mienne, de ses hotes ma diligence , de sa nature mon esperance...


IB. 

par imanita publié dans : imanita
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Dimanche 16 octobre 2005

Hier en faisant quelques courses et pour mon plus Grand enchantement pour mes grands- parents, je me suis rendue à l'evidence de l'impact des apparences sur le conscient et le subconscient de nos mentalités marocaines;

 je conduisais tranquillement la voiture de mes parents, me dirigeais vers le centre commercial le plus proche de la maison parentale toujours, arrivée à proximité de A*... j'essayais de garer ma voiture, je m'efforçais de tourner le volant qui malgrè sa "direction assistée"  était pour moi, mais d'une difficulté à cause d'une algie du poignée gauche, après moultes à doite, à gauche, re adroite, re agauche et re..et re ..encore sous le "commandement " plutot fin du gardien à la tenue bleue qui tentait de m'orienter avec ses gestes en marionnettes  qui  m'embrouillaient beaucoup plus qu'autre chose, j'arrivais enfin à la mettre en position cette grosse bagnole, je cherchais mon sac à main sur le siège à ma droite je m'appretais à pointer mon nez à l'exterieur du véhicule quand, d'un mouvement presque brusque ma portière s'ouvrit par le plus grand soin du gardien, je ressentis à ce moment là un refus qui montait en moi une" inacceptabilité "de ce fait qui venait d'avoir lieu aussi futile et fugace soit il, je ne tolère pas cette soi-disant politesse, je n'admets aucunèment cette attitude" moi je fais tout  toute seule me disais-je au fond de moi" , dans ma petite tête l'étonnenment aussi bete soit il y persista, pas que je ne comprenne pas, oui enfin je ne comprends pas, et si j'etais venue à pied ou en taxi quel privilège aurais-je eu???

 je suis sûre que rien!! pourquoi des gens, et notamment ces gardiens se voient -ils obligés de manifester toute cette "courtoisie" ils l'accomodent à l'image que je véhicule: petite bourgeoise bien fringuée avec sa voiture de luxe tirant son sac à main à l'abri du soleil du vent se rejouissant d'un confort sans egal dans sa voiture et en plus- en arrivant à destination- ayant le privilège de se voir ouvrir la portière pour pouvour mettre  ses jolis pieds sur le sol et quoi encore? ah oui de  se voir débarassée du cadi à la sortie et quoi encore ????

OUF cette ambiance m'étouffe ! A quand une mise en valeur des vraies qualités et une prise de conscience de la part de la societé mondaine qui impose à son égard une gestualité aussi déplacée? arretons d'etre aussi hautain pourquoi vouloir integrer des normes sociales imaginaires et larguer la simplicité loin dans le champs de l'ignorance???

IB.

par imanita publié dans : imanita
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Mardi 11 octobre 2005

Toute cette journée j'ai trotté dans tous les sens, mes yeux qui n'admettent plus autre affichage que les www, msn, blog, en ligne, hors ligne,boite electronique, medville (salut à mes amis medvilliens) mais enfin et othmane avec ces pixels et ces trucs informatisés auxquels je ne saisis que la moitié du sens, et je file encore un regard sur l'autre site et les commentaires sur le blog de celui ci, et le blog de celui là ...et ça fini pas,... toute la journée à la decouverte d'un monde merveilleux dont les acteurs jouent derriere le rideau et dont seulement les gigotements et les debattements se font visibles,toute la journée sur le rythme d'une musique sourde et frémissante...

A vous tous! à tous ceux que j'ai lu et à tous ceux qui figurent parmi mes amis -meme s'ils ne sont pas au courant- à tous Je vous dis  merci pour vos délires et pour tous vos déboires: je suis nouvelle sur la blogosphère certes mais je voltige sur son ciel depuis presque une année maintenant;

et oui une année que je vous lis et une année et  ouiiii  une année que -comme aujourd'hui-  j'ai juré par tous les mots que je serai fidèle à tous les maux sur terre et durant toute cette année je n'ai fait que jurer...

En attendant, je me souhaite un joyeux anniversaire et je vais prendre un grand bol d'air en trottant cette fois ci sur le rythme d'un vraie musique techno et je jure encore...: A bas les toxines!!

IB.

par imanita publié dans : imanita
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Dimanche 9 octobre 2005

Toute cette chaleur, toute cette lumière se fait trop forte, en ce début d'automne, il s'affiche des températures de celles qui peuvent concider avec un milieu d'été bien "croustillant", pourvu que ça dure diraient bien des gens, mais moi loin de toutes ces reflexions cristallines, je suis en attente  de la fraîcheur hivernale pour refroidir toutes ces foulées humaines, accorder les violons des uns et adoucir les écorchures cerébrales des autres.


IB.

par imanita publié dans : imanita
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Samedi 8 octobre 2005

Il faisait sombre, l'immense salle s'étendait et s'amplifiait de brouhaha formulé par les phrases entrecoupées des uns et les paroles saccadées des autres, ça criait par ci et discutait tantôt fort et tantôt un peu plus fort par là, aucune lumière ne m'était visible.

 Dans cette ambiance je trainais, je portais mon regard sur toute cette foule, je tentais de percevoir un trait, un geste, toutes ces femmes assises sur ces sofas parlaient parlaient, aucune d'entre elles ne m'etait connue, les sons qu'elles émettaient ne parvenaient pas à mes oreilles, j'etais loin... emportée par des bouffées insurmontables de chaleur, d'odeurs d'enfermemement, assise tout près d'elle, l'une me disait bien quelque chose j'essayais de déchiffrer de toutes mes forces ses dires mais rien, toujours rien !

Comment aurais-je pu comprendre la moindre chose, tous les mots m'étaient étrangers, tous les dires étaient incoherents, j'etais là presente de corps, abattue, mes gestes n'étaient pas les miens, mes mains, mes doigts, je sais qu'ils bougaient, le reste de mon corps était gelé par une froideur intense, qui émanait -quoi que ça puisse être incensé- de toute  cette ambiance morose;

 j'étais là pétrifiée dans mon coin, je formulais certainement des palabres, dont le sens etait probablement anarchique, je déployais toutes mes forces pour que l'on ne puisse pas remarqer le mouvement de mes dents tellement  elles se tortillaient, je parlais et n'arrivais pas à pronnoncer  le moindre mot  sans serrer la mâchoire  de peur que l'on vit cette horreur...

...non mais quoi? j'ai les dents qui bougent,toute ma machoire inferieure lachait, mes dents se froissaient les unes contre les autres elles émettaient  un grincement, un bruit comme celui  qu'on tente d'éviter en fermant  les oreilles pour qu'il ne nuise pas encore plus à nos cellules sensorielles; Cet affreux son, tous ces autres, toutes ces creatures qui m'entouraient et qui m'etaient toutes inconnues et bien elles l'entendaient et leurs regards étaient tous rivés sur ma trajectoire, je sais que j'en suis la source, oui, puisque personne n'était à mes cotés; Moi recroquevillée dans mon coin je voyais tout ce monde, je dominais de mon champs visuel toute la surface qu'il gagnait, mais eux non, donc à un moment ils etaient tous rivés sur moi alors que je continuais à flotter dans ma bulle de peur et d'angoisse, et à cacher au maximum mon immense malaise, mes dents elles, ne finissaient de me torturer, je dû un instant me taire pour contenir le déboitemnt de celles-ci, puis ayant épuisé toute mon energie je sentais que le moment fatidique était imminent, j'entrouvris ma bouche pour pronnoncer un aaaaa......c'est alors que toutes mes dents liées entre elles telle une chaîne, toutes mes dents sortaient de ma bouche!!.... j'avais perdu toutes mes dents elles étaient là entre mes mains je les tenais comme on pouvait tenir un chapelet, quelle monstruosité, je n'ai plus aucune dent ...toute la foule m'entourait et me regardait avec émoi, dans les yeux des uns je voyais de la pitié, dans le regard des autres de la stupéfaction, de la peur de la crainte, tous étaient abattus par cette phénomenale chute dentaire et moi je continuais à m'enfoncer;
Mon périple, ils étaient en plein dedans avec moi, ils m'avaient tous rejoint dans ma souffrance tant bien que mal dissimulée, mais là ils ont tous assisté à la scène de mon délabrement, au cri de ma pétrification vivante et morte à la même seconde; Je pleurais, pleurais ...pleurais toutes les larmes de mon corps ; j'avais fini  de pleurer en solitaire, là tous ces gens compatissaient à mon malheur... j'ai perdu mes dents, je crie, pourvu que ça ne soit qu'un cauchemar car la réalité serait bien dure à vivre,mais non une petite voix me soufflait: non c'est la realité tu ne rêves pas tu es entrain de vivre, tu as les yeux grands ouverts...c vrai? lui demandais-je,oui c'est vrai, me disait-elle;

je continue ma tétanie interieure et mes convulsions externes,j'étais le milieu de scène de toute cette masse humaine.....oui, qu'aurai-je pu faire sinon me débattre  riennn..rrien...rien....rien ..

Les riens me poursuivaient,leurs échos retentissaient et me perçaient les oreilles...quand soudain un effroyable sursaut me prit, j'ouvre mes yeux, les équarquille,  je palpe mes dents, me rassure qu'elles sont là, ouf... elles le sont ; je m'assois sur mon lit, je perçois à peine mon réveil " 09h" du matin, oui mais je ne suis pas pour le moins soulagée, enfin si mais non : mes dents sont toutes là bien alignées mais mon malheur est bien là lui, je m'effondre en larmes je cherche mon miroir je verifie l'integralité de ma dentition, je verifie mes yeux quand une pensée brutale me vint: mes yeux les pauvres je leur ai infligé toutes ces souffrances tous ces pleurs, mes déprimes, ma depression...ils sont fatigués, mous de pleurs, fragilisés par toutes ces quantités d'eau qui débaclaient  à leur travers ...

je me resaisis, je respire, je me lève, j'entrouvre la fenêtre, un peu d'air et je refléchis un petit moment... et bien mon cauchemer finalement c'est le résumé de ce que je vivais, c'est le récit des plus succincts qui puissent exister de ce qu'a été ma vie il y a à peine deux mois, trois mois de celà c'est étrange comme sensation, c'est étrange que notre inconscient soit tellemnt conscient  de ce qui se passe en nous! Moi je reste ébahie devant cette grandeur divine, ce défilement de pensées, ces courants neuronaux qui cheminent finalement la vérité véridique, la vrai vérité........

enfin la vérité de cette vie... 

A mon coeur aussi triste et aussi fragile soit il ! 

IB 

par imanita publié dans : moi
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