Vendredi 23 décembre 2005
Toutes les minutes sous le silence de la nuit et le noir du voile suspendu de mes yeux, le crépitement de la pluie sous le sol gazonneux du jardin, du sol goudronneux de la rue, ma raison flanchait, se miroitait sur son divan preféré celui de mon divaguement somnolent, je me tortillais sous les couvertures, feignais d'approcher le silence de mon corps, mais rien, les battements de mon coeur étaient perceptibles sous le poids du silence de ma nuit, je me retournais, ramenais ma main sur mon visage, de la sueur nocturne moi qui ne suais pas normalement -chose que j'ai jamais compris je devenais à tout effort une tomate mais pas d'eau sur ma peau c'est que je n'en bois pas assez- je repassais ma main pour diffuser l'air sur mes joues, pour rafraichir mon ame endolorie par tous ces maux...
j'ai passé la soirée à revoir ma vie passée, à gribouiller sur un sort qui m'avait été destiné, le pourquoi de la chose m'etait aussi intangible que le toucher du ciel par l'humain, pourquoi avais je vécu ce que j'ai vécu, j'ai rien choisi ou plutot j'ai dit oui à un moment où peut etre il ne fallait pas, là je me dis il ne fallait pas, mais comment aurais je pu deviner ces méandres, comment allais je comprendre que j'entrais en pacte avec la mauvaise foi, je me blame de m'etre repentis à ma douleur, je me blame de m'etre laisser abattue par ma blessure, mes sens de femme épanouie etaient amorcés par une plaie, la plaie de mon ame, j'etais meurtrie par ces attouchements, ces gesticulations farouches, incensées, déplacées, je me noyais dans le vase clos de mes pensées, je me promenais en vagabonde cerebrale, pourquoi ? pourquoi des milliers de pourquoi sonnent à la porte de ma raison...aucune réponse ne se fait ouir, sinon que le cheminement des choses dans ma tete prend du temps... crier sur la terrasse de mon coeur que j'étais accablée par le mal, que la frustration était sorcière de mon moi, comment aurais je pu crier? ... je n'en avais pas la force, crier etait pur moi chavirer dans le non sens, assomer mes reves d'un coup dur, oui là maintenent je me dis que j'aurai dû assomer tous mes reves à ce moment là, les abattre d'un coup dur sur le champs, mais sur le lieu de mon vagabondage je n'avais pas la force, décerebrée j'etais,hébetée, je devais ouvrir les yeux, me mettre en confiance chose que je perdais chaque minute chaque jour qui passait, je me démolissais interieuremment, je m'essoufflais à vouloir m'accrocher à un mirage, la sentence etait là entre mes champs visuels, je l'auscultais en moi mais n'arrivais pas à palper son dégoulinement sur mon etre, ça m'envahissait comme le brouillard sur une plage toute neuve d'un matin grisatre, sous le brouillard on pouvait deviner la beauté de la chose mais la peur, le souci, l'angoisse imposés par ce brouillard creaient la confusion de l'esprit, le soleil devait certainement se lever, la mer probablement se "bleuter", le sable l'effleurer, les parasols s'y planter pour le bien de tout corps avide de fraicheur estival...mais non le brouillard refusait de retirer ces rideaux, ce fut mon brouillard... le brouillard de mes pensées, le brouillard hebergeant ma raison.. le sens de ma survie passait indéniablement par instaurer une limite entre moi et ce brouillard, je devais trouver l'energie pour le dissiper, pour dégager ma vue, pour ressortir ma mer, mon soleil, ma plage, mon rivage, planter mes parasols, étendre mes hamacs, étaler mes serviettes, laisser les gens me découvrir, les acceuillir à bras grands ouverts, les inviter à partager cette nouvelle ère...là avec toute l'energie que j'ai puisé en moi je me suis libérée, mon brouillard je l'ai dissipé, la vie reprend, je renais après avoir été meurtrie dans ma chair et dans mon ame, ma douleur a saigné, j'ai saigné, j'ai pleuré amérement mes secondes d'oubli esclave de mon obstination, je souriais quand j'avais le plus mal, je souriais face à mes amis, à mes parents, à ces gens dans la rue, à mes cousines, je souriais à toute personne confrontée dans ce beau monde, je leur souriais alors que je devais crier, je leur souriais alors que j'étais martyrisée au plus profond de mon ame par la douleur, mes entrailles se morfondaient alors que je plantais un sourire, je me voulais forte, je me voulais la jeune fille-femme que j'etais dans mes reves, je pensais me prolonger dans l'espace qui se presentait à moi comme jai toujours été....
Que des raisonnementts farfelus...
claustrophobe je suis devenue, une gene repiratoire me prend en ce moment..toute cette misère remonte en moi, ma gorge se noue... je me lève, j'ouvre la fenetre, trop de lumière je tire le rideau, mes yeux sont affaiblis, mes pieds dans mes nouvelles pantoufles rouges plongés, j'inspire... je me reprends...ma mère en a souffert de mon silence, mon père aussi, tous les gens qui me cherissent se sont posés la question, pourquoi le silence... à vous tous je dis c'etait pas un silence, c'est pas que je n'ai pas confiance en vous c'est que le silence etait mon silence et pour la première fois de ma vie je devais decider une chose aussi importante, je devais trouver moi et moi seule l'issue, le bon dieu a voulu que je passe par ça ...pourquoi? je sais pas lui seul a la clé du pourquoi... tout ce que je sais c'est que pour mes prières je l'implorais pour me venir en aide,le temps passait je m'en souciais certes, mais j'étais prete à affronter mon instinct de survie jusquau bout...je souriais alors que devant mon miroir je m'effondrais....le silence...le tourbillon d'un milliard de pensées par seconde, je me délabrais, je me fracassais...le silence...sous le chant lyrique de sami yussuf je m'évadais, je me suis noyée une minute après mon silence dans cette musique, mon petit frère criait mon prenom pendant un bon quart d'heure j'étais pas là, la dimension de l'oubli me surprenait, je lui ouvris la porte, dans les bras de mon petit frère agé de moins de dix bonnes années que moi, dans ses bras je trouvais le réconfort, je pleurais, je vidais mon silence sur lui, il me tapotait dans le dos lui qui était le plus jeune, lui à qui j'ai donné des bains quand il était bébé des fois que maman me le demandait, lui il avait été là pour moi, il s'accablait de ma douleur, il me comprenait, il me signifait je suis là imane, c'est fini, tout est fini....et c'était fini...
mes larmes ne s'estompent plus, je pleure, je me vide, je me suis vidée, j'ai tourné la page, je me suis vue dans le miroir de notre salle de bain moi et mes soeurs et mon petit frère...
je revis grace à vous tous sans citer chacun de vos noms, je vous adore tous et merci de m'avoir écouté quand je versais les larmes de ma souffrance sur vous, c'etait pénible pour moi de raconter l'histoire et c'etait seulement en la racontant que je comprenais que c'etait bel et bien mon histoire à moi...
c'est du passé le silence s'est évanoui...
mes rires ont repris...
mes reves ont ressurgit...
je vous aime tous et surtout je m'aime...
Il pleut...le teléphone sonne...l'ame de la cousine s'est envolée à dieu....
la douleur ...la vie...
De passage... tu m'as dit ...
De passage ...je le dis..
De passage...on s'est dit....le temps arrangera les choses...merci.
IB.
j'ai passé la soirée à revoir ma vie passée, à gribouiller sur un sort qui m'avait été destiné, le pourquoi de la chose m'etait aussi intangible que le toucher du ciel par l'humain, pourquoi avais je vécu ce que j'ai vécu, j'ai rien choisi ou plutot j'ai dit oui à un moment où peut etre il ne fallait pas, là je me dis il ne fallait pas, mais comment aurais je pu deviner ces méandres, comment allais je comprendre que j'entrais en pacte avec la mauvaise foi, je me blame de m'etre repentis à ma douleur, je me blame de m'etre laisser abattue par ma blessure, mes sens de femme épanouie etaient amorcés par une plaie, la plaie de mon ame, j'etais meurtrie par ces attouchements, ces gesticulations farouches, incensées, déplacées, je me noyais dans le vase clos de mes pensées, je me promenais en vagabonde cerebrale, pourquoi ? pourquoi des milliers de pourquoi sonnent à la porte de ma raison...aucune réponse ne se fait ouir, sinon que le cheminement des choses dans ma tete prend du temps... crier sur la terrasse de mon coeur que j'étais accablée par le mal, que la frustration était sorcière de mon moi, comment aurais je pu crier? ... je n'en avais pas la force, crier etait pur moi chavirer dans le non sens, assomer mes reves d'un coup dur, oui là maintenent je me dis que j'aurai dû assomer tous mes reves à ce moment là, les abattre d'un coup dur sur le champs, mais sur le lieu de mon vagabondage je n'avais pas la force, décerebrée j'etais,hébetée, je devais ouvrir les yeux, me mettre en confiance chose que je perdais chaque minute chaque jour qui passait, je me démolissais interieuremment, je m'essoufflais à vouloir m'accrocher à un mirage, la sentence etait là entre mes champs visuels, je l'auscultais en moi mais n'arrivais pas à palper son dégoulinement sur mon etre, ça m'envahissait comme le brouillard sur une plage toute neuve d'un matin grisatre, sous le brouillard on pouvait deviner la beauté de la chose mais la peur, le souci, l'angoisse imposés par ce brouillard creaient la confusion de l'esprit, le soleil devait certainement se lever, la mer probablement se "bleuter", le sable l'effleurer, les parasols s'y planter pour le bien de tout corps avide de fraicheur estival...mais non le brouillard refusait de retirer ces rideaux, ce fut mon brouillard... le brouillard de mes pensées, le brouillard hebergeant ma raison.. le sens de ma survie passait indéniablement par instaurer une limite entre moi et ce brouillard, je devais trouver l'energie pour le dissiper, pour dégager ma vue, pour ressortir ma mer, mon soleil, ma plage, mon rivage, planter mes parasols, étendre mes hamacs, étaler mes serviettes, laisser les gens me découvrir, les acceuillir à bras grands ouverts, les inviter à partager cette nouvelle ère...là avec toute l'energie que j'ai puisé en moi je me suis libérée, mon brouillard je l'ai dissipé, la vie reprend, je renais après avoir été meurtrie dans ma chair et dans mon ame, ma douleur a saigné, j'ai saigné, j'ai pleuré amérement mes secondes d'oubli esclave de mon obstination, je souriais quand j'avais le plus mal, je souriais face à mes amis, à mes parents, à ces gens dans la rue, à mes cousines, je souriais à toute personne confrontée dans ce beau monde, je leur souriais alors que je devais crier, je leur souriais alors que j'étais martyrisée au plus profond de mon ame par la douleur, mes entrailles se morfondaient alors que je plantais un sourire, je me voulais forte, je me voulais la jeune fille-femme que j'etais dans mes reves, je pensais me prolonger dans l'espace qui se presentait à moi comme jai toujours été....
Que des raisonnementts farfelus...
claustrophobe je suis devenue, une gene repiratoire me prend en ce moment..toute cette misère remonte en moi, ma gorge se noue... je me lève, j'ouvre la fenetre, trop de lumière je tire le rideau, mes yeux sont affaiblis, mes pieds dans mes nouvelles pantoufles rouges plongés, j'inspire... je me reprends...ma mère en a souffert de mon silence, mon père aussi, tous les gens qui me cherissent se sont posés la question, pourquoi le silence... à vous tous je dis c'etait pas un silence, c'est pas que je n'ai pas confiance en vous c'est que le silence etait mon silence et pour la première fois de ma vie je devais decider une chose aussi importante, je devais trouver moi et moi seule l'issue, le bon dieu a voulu que je passe par ça ...pourquoi? je sais pas lui seul a la clé du pourquoi... tout ce que je sais c'est que pour mes prières je l'implorais pour me venir en aide,le temps passait je m'en souciais certes, mais j'étais prete à affronter mon instinct de survie jusquau bout...je souriais alors que devant mon miroir je m'effondrais....le silence...le tourbillon d'un milliard de pensées par seconde, je me délabrais, je me fracassais...le silence...sous le chant lyrique de sami yussuf je m'évadais, je me suis noyée une minute après mon silence dans cette musique, mon petit frère criait mon prenom pendant un bon quart d'heure j'étais pas là, la dimension de l'oubli me surprenait, je lui ouvris la porte, dans les bras de mon petit frère agé de moins de dix bonnes années que moi, dans ses bras je trouvais le réconfort, je pleurais, je vidais mon silence sur lui, il me tapotait dans le dos lui qui était le plus jeune, lui à qui j'ai donné des bains quand il était bébé des fois que maman me le demandait, lui il avait été là pour moi, il s'accablait de ma douleur, il me comprenait, il me signifait je suis là imane, c'est fini, tout est fini....et c'était fini...
mes larmes ne s'estompent plus, je pleure, je me vide, je me suis vidée, j'ai tourné la page, je me suis vue dans le miroir de notre salle de bain moi et mes soeurs et mon petit frère...
je revis grace à vous tous sans citer chacun de vos noms, je vous adore tous et merci de m'avoir écouté quand je versais les larmes de ma souffrance sur vous, c'etait pénible pour moi de raconter l'histoire et c'etait seulement en la racontant que je comprenais que c'etait bel et bien mon histoire à moi...
c'est du passé le silence s'est évanoui...
mes rires ont repris...
mes reves ont ressurgit...
je vous aime tous et surtout je m'aime...
Il pleut...le teléphone sonne...l'ame de la cousine s'est envolée à dieu....
la douleur ...la vie...
De passage... tu m'as dit ...
De passage ...je le dis..
De passage...on s'est dit....le temps arrangera les choses...merci.
IB.
par imanita
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