mon île

Samedi 9 mai 2009




                                                   la vie ronronnne delicatement...


                                                                              

                                                                                                                                                                                              IBB
Par imanita
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Dimanche 27 mai 2007
 Samedi soir il est 20h, le temps est plutot gris, je roule avec mon petit frere vers son favori fast food pour quelques grammes de lipides, de retour à la maison, je me prepare mes pates au fomage, je me fais des stoks d'energie, il faut que je sois au top de ma forme .22h30 je me souhaite une bonne nuit ainsi qu'à tous les gens que j'aime, les anges ont peut etre atteri sur mon lit je leur laisse le soin de veiller sur mon sommeil et je vole..
 Dimanche matin 5h55 je me reveille, ouvre ma fenetre et agreablement surprise il pleut, que vais je mettre mon coupe-vent ou ma tenue normale de japonaise qui court? - je sais pas pourquoi mais un des coureurs me l'avait dit un jour le noir et blanc avec les joues rouges certainement - je reste sur le bord à regarder le vert du jardin il fait plutot frais... la montre tourne.. mon premier semi marathon est à moins de 3heures, le départ est prevu pour 08h30. Je me fixe mon objectif à atteindre entre 2h15 et 2h20, je cogite en meme temps, je me tartine ma tranche de pain au fromage et mon yagourt, je gere d'abord mes stoks energetiques et j'enfile mon cardio frequencemetre, mon ceinturon à gourde, mes asics, je me badigeonne  avec pas des noisettes mais des poires d'ecran et 07h30 tapante  je roule vers le siege de la RAM- royal air maroc-

 Je respire la terre fraiche et j'accelere, Casablanca est un peu differente aujourd'hui c'est un nouvel aspect de ma vie que je me suis un peu imposé au début mais qui fait dorenavant partie integrante de moi; Courir c'est le mot qui a fait de moi cette bonne vivante que je suis grace à dieu; courir pour me vider completement de mes toxines chimiques, renouveller mon energie chaque bon jour qui se lève, je trottine  dans ma tete, j'essaye de rester zen et surtout de me dire que me surpasser est ma clé la clé de ma reussite dans ma vie ... 07h45 j'arrive au parking je me mets un anti-inflammatoire sur le mollet gauche -une maudite crampe me guete depuis bien des semaines je l'amadoue comme je peux- je me prends trois dates et je me colle mon dossard, 375 est mon numero; aucune signification apparemment moi qui suis supersticieuse, je regarde autour de moi des coureurs s'echauffent,  je reconnais quelques visages, des habitués de la course à pied la plupart sont des hommes, les jogueuses sont minoritaires, je me joints à leur echauffement pour quelques minutes et je me coltine vers les organisteurs ma puce doit etre fixée à mes lacets j'y arrive pas toute seule on me la place et je cours rejoindre mes amis, on se presse vers la ligne de départ .8h30 tout doucement dans une ambiance tres conviviale, le depart est donné, mes premieres foulées sont accopagnées par celles de mes amis qd soudain nous decidons chacun de tourner à son rythme, des balons jaunes verts et bleus pour moi ça sera pluot les bleus qui marquent les meneurs d'allure à objectif 2heures ceux là  sont proches de mon objectif donc suite au conseil de mon ami je m'accroche au ballon bleu sur l'horizon, mes foulées défilent je roule roule de bonne humeur, un groupe de filles lance le rythme je suis à presque la limite de ma frequence maximale cardiaque, je décide de suivre plutot mes sensations, de maintenir un rythme stable pour pouvoir tenir proprement ces 21km100, les kilometres s'enchainent, je m'évade au fond de moi, je ne ressens plus que ma respiration et celle de quleques coureurs à coté, je me noie joyeusement dans cette euphorie collective et je ne pense presque à rien, les paysages se suivent sous mes yeux , casablanca la grande devient subitement maitrisable sous le battements de mes fouléees, à mes pieds  est cette ville, les passages sur les grands boulevards, les encouragements des foules sur le bas coté de la chaussée, le premier ravitaillement au bout du 5'km de l'eau fraiche j'en bois une gorgée je me mouille la nuque et je garde la petite bouteille ds ma paume, je cours pour l'amour de courir, j'oublie tous les tracas de la vie, je survole toutes les idées négatives que je ne retrouve plus, je me recycle, j'écoute cette mélodie de la vie en moi que j'ai décidé de ne plus quitter jusqu'à ma mort allez on va dire, je m'octroie le droit de sourire interieurement , je me libere, relache completement je me donne à cet air de serenité qui m'entoure, et je roule toujours, je dépasse les uns je suis dépassée par d'autres coureurs, le 10'km est là sur mon cardio s'affiche 1h4min je suis contente de mon  temps de passage, et la course commence reellement là, un aimable coureur me passe des dates j'en prends puisque au ravitaillement plus de bananes ni d'oranges, j'ai la peche, je continue tout bonnement ma descente sous le tunnel, la grande mosquée apparait , la mer me sillonne le regard, je resterai toute ma vie admirative face à cet ocean, une pente se presente à moi plutot raide, je me cramponnne en modifiant ma cambrure, je longe les kilometres qui se succedent avec une peche incroyable, je me colle à des groupes improvisés, je bois mes petites gorgées d'eau et j'avance, je ne pense toujours presque à rien, mes endomorphines se secretant me guidant les pieds et le cerveau , je continue , je cours , le 15'km puis le 17' puis 18' le 20' je commence à pecher mes petits poissons magiques au fond de ma cervelle plus qu'un kilometre et je l'aurai fait mon objectif etait de 2h15, je cours vers l'arrivée toujours sereine  j'aggrandis ma foulée sous le conseil d'un coureur puis je me suffis à mon rythme j'adore sentir toutes ces sensations, des palmiers leurs ombres au dessus de ma tete, ce soleil qui ne tape pas si fort, je ne veux pas vraiment terminer cette course j'ai en moi encore de l'energie encore des terrains inexploités au fond de moi 21'km100 l'arrivée est là des  bon courage, des bravos de partout, je jette un coup doeil vers l'afficheur sur la ligne 2h22min30s je suis dans les normes, j'ai fini ma course, je suis aux anges  peut etre ceux qui ont veillé sur moi la veille, en tout  cas je les remercie ainsi que tous les anges qui ont dù faire avec moi cette course leurs esprits ont été  tout pret de mon coeur ... je marche je respire je  recupere ma medaille  et mon kit, mon tee shirt,  je rencotre Karim Mosta le grand, grace à mon ami j'ai pas le temps de souffler un mot je suis sur mon nuage, le sourire sur la face, le coeur embalé.
 Merci à l'ange qui m'a tiré par les cheveux pour que je cours un jour...
 Vivement la prochaine course inchallah

Sportivement

IB.
Par imanita - Publié dans : Clin d'oeil
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Jeudi 21 décembre 2006

 Il eut un temps où Cordoue faisait berçer, sous une chansonnette douce, entre ses bras les trois religions monotheistes , où il faisait bon de vivre ouvertement sa foi en cohabitation avec son voisin de confession differente, où le partage du savoir, la science surpassait les rigidités, les mutismes cerebraux , un temps où l'intelligence faisait prosperer la culture où la raison se voulait l'unique chemin vers le createur de l'univers,vers la purification de l'etre, vers Dieu...

 Puis tout derapa comme souligne Jacques Attali dans son roman "La confrerie des éveillés" , un ouvrage que j'estime fort seduisant de part la fluidité de son style et puis surtout de son etrange capacité à vous translater vers la fin du XIé et le début du XIIe siecle.

 Un veritable voyage Andaloux sans occulter le passage obligé à travers le Maroc, terre natale des esprits sages.

 Bien des personnages legendaires animent le recit passant par Ibn rochd le celebre theologicien, medecin, philosophe, le celebre moshé ibn maymoun theologicien, medecin et philosophe respectivement musulman et juif,ils dressèrent leur savoir, se lierent d'une amitiè hors norme; tous deux acheminerent leur parcours malgrè la pression exterieure exercée par le pouvoir, ils surent aller au delà des frontières du raisonnement de l'humain en franchissant toutes les barrieres veridiques ou inventées par les lois de l'époque pour arriver vers une seule loi: la voie de Dieu.


 A la fin de la lecture vous n'avez pas envie de lacher le bouquin car la sensation de bienêtre qui est née en vous, vous donne l'image que le monde est sain, d'autant plus qu'il vous parait facilement traduisible en un seul mot: Tolerance.


A vos libraires

IB.

Par imanita - Publié dans : Clin d'oeil
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Jeudi 7 décembre 2006
 Broder chaque perle abritée entre les feuillages du voyage naissant.

 Arroser cet arbre de ma vie le voir grandir.      

 Admirer le chant des oisillons bercés par la brise de ce matin hivernal.

 Je me soulève de mon sol. L'éclair de la foulée me prend. Droit bien au fond je fonce sans me retourner. Mes pas se mêlent au vent, au bruit des vagues.

 Tout s'étale. Le ciel. Le sable. L'horizon. Un seul trait se dessine à mon amont.

 Le bruit de mes pas continue à arroser mon arbre. Tout mon esprit volant s'illumine. Mon cœur se blanchit. Tout en moi disparaît. Mes fluides intérieurs marquent un moment de silence. Mon répit je le surprends. Je m'absente de moi. Je m'envole. Je continue d'admirer le ciel, les baies. Mon ombre blanche trottine. Ma voix se lasse devant la berceuse composée par les symphonies jouées par les arbustes verdoyant.

 Je ne suis plus. Je survole le temps. Mon heure n'est qu'un doux sillage entremêlée d'images trônées dans mon champs. Je fonce la musique ne déteint pas. Le parfum boisé arrose mes narines. Mes oreilles effleurent l'air dansant.

La mélodie court sous le soleil fredonnant des notes volages des notes sauvages.

IB
Par imanita - Publié dans : moi
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Mercredi 8 novembre 2006
  Au beau milieu des montagnes, sur le flanc de l'une, à proximité d'une étendue de champs d'oliviers, notre mini car fit escale dans la region d'Oulouz, pour 4 jours de bataille contre la montre.

  Très très vite, notre trousseau de medicaments fut installé dans l'une des salles de la grande école (il faut dire qu'elle est grande sur ce douar "Tigmi ntalakht "

 Les transformations de l'ecole en un hospice prit quelques minutes chaque salle prit l'allure d'un service "presque specialisé" pediatrie, gynecologie, medecine generale, cardiologie, dentisterie, et pharmacie bien entendu.

 L'equipe  des praticiens que nous sommes se repartit les taches, les consultaions s'enchainairent, l'ambiance de jeunes cadres dynamiques s'imposa , rythme entrecoupé seulement par la prise des repas et replongée dans la foule des patients et surtout des patientes qui attendaient.

  Au total presque 600 patients vus, examinés, traités pour les uns, adressés pour les autres
 Des corps fatigués certes mais une grande satisfaction d'avoir palper le terrain , il reste beaucoup à faire, ce qui reconforte c'est l'esprit de groupe de solidarité et de vouloir bien faire .

 Un grand merci à toute l'equipe

Hasna  la pasteque contient de la vitamine B,C, de la carotene :)

Aida  j'ai cherché ça veut dire   Recompense attribution :)

Hamza  je sais pas toi tu donnais des bonbons aux enfants :)

Abderhmane  et toi tu  leurs arrachais les dents dites le processus est si rapide que ça et pourtant les salles etaient justes voisines :)

Amine  les prunes ont des vertues que seuls les sages connaissent :)

F zahra vas y molo les coeurs ont besoin de plus d'oxygene :)

Hakim  le blanco sur les yeux des mouches ça c'est une prouesse :)

Mina je te promets :)

Imane  c'est drole je me remercie Coucou aux deux lezards au dessus de ma tete :)

  sans oublier notre guide Rabii


 Vivement la prochaine caravane  sous l'égide de HOPE

IB.
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Mercredi 27 septembre 2006
 
  A l'ecoute de toutes vos reflexions, je me livre au droit de réponse à tous vos questionnements.

  Le tribunal est ouvert...

  Je suis à la barre...
Par imanita - Publié dans : Clin d'oeil
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Mardi 22 août 2006
 Me noyer entre les bras de la mer.  M'evader contre le fracassement des vagues qui declenche en moi cette envie de fuir, de partir, de courir pour ne plus me rattraper.

 M'evanouir sur les sables rocailleux d'une ile desertique. Ne reconnaitre aucun trait m'appartenant. Ne vouloir exister que pour les oiseaux, que pour les mouettes, que pour les sables qui envahiront mes oreilles, mes cheveux rebelles au vent .
 
 Naitre à travers toi...

 Toi qui fais chavirer en moi les torrents de la verité.

 La verité d'un coeur noirci, d'un coeur devasté de pleurs.
 De ma tristesse, j'ai bati ma montagne de folie. J'y ai planté des graines de melancolie que j'ai arrosées de semence, celle de mes nuits d'errance.
 Jadis sous les platanes de ma vie, gisait un corbeau muet qui sermonnait  tout au long de mon insomnie. Je ne l'ecoutais guère. Je cherchais seulement à creuser dans le mur de mes pensées une fenetre de laquelle il pourrait s'enfuir, voler, quitter mon amertume et  ne plus  me retrouver, aller vers le chemin de l'oubli. Je l'ai creusé la baie de son evasion, je l'ai elargi; il s'en est allé et je suis revenue à la vie.

 Et je nais et je renais loin des cendres de l'oubli... 
 
 Mes tourments trottent sur un virage douloureux . Je me debats quand leurs cris pointent leurs epines vers la falaise. Je me rejouis quand leurs jambes s'entremelent et quand en une seconde des plus pis, épousent le neant et ne s'en défient point.

 Naitre que pour toi...

 Ma fievre continue de me reduire, je lutte. Mes decerebrations lunaires epoustouflantes m'irradient la pensée, je resiste.

 Une lumière assiège mon délire somnolent. Une couleur blanche fine reveille les fleurs de rose naissantes sous ma peau .
 L'aube berce ses pétales au grè de la nuit. Je souris.

 Naitre avec toi...



IB.


Par imanita - Publié dans : moi
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Mercredi 16 août 2006
 Le soleil est presque couché. Il etend son empreinte sur l'eau qui prend des teintes bronze, argent.

 Je suis là entrain de plonger les yeux  dans le rouge et l'orange ambiants et de penser aux une et cent choses à la meme seconde.

 Plein d'energie est enfouie en moi. Plein de discours entrepris par ma petite voix. Seulement d'où est ce que je pourrai commencer afin de faire le tour de toutes mes pensées et boucler la ronde, entreprendre toutes mes pillulations neuronales?

 Je me suis assise un moment sur le sable  puis me suis levée. Ma foi imperturbable. Ma clarté encore plus claire. Tellement de promesses. Tellement de paroles. Me fier à mon instinct. Repartir. Avancer ou me prostrer au rien....

 Mes coulisses sensorielles vagabondantes me poussent à sentir l'odeur des fleurs. A percevoir les parfums des nuages flottants ...

 Je suis un etre anarchique...

 Je suis une semelle rebelle qui semble courir . Encore et encore. Je ne dissimule rien . Je guette plus rien.
 
 Je m'étends comme une tranche du ciel sur l'amont d'une montagne. Je degringole les marches de mes nuages. Je m'envole là où me menera mon vent.
   

  Je m'accroche à la fine bouche du rivage, je caresse ses beaux bras qui me calinent et je me libere de mes caniveaux.

 Je fais confiance à toute cette beauté qui savoure la danse de mes mots.

 Je m'approche un peu plus, sous la brise,en chantonnant le refrain de la nuit. Le refrain de toujours. Celui des vrais, des sains amours. Entre un soleil et ses rayons. Entre un ciel et ses etoiles.

 Lumiere d'un coeur. Nostalgie d'un reve.



IB.
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Vendredi 21 juillet 2006
 Embaumée de l'odeur des algues marines. Ensablée. Dans sa tenue la plus legere, elle volait sur le rivage. Les quelques roches qui s'habillaient, à son insue, de son ecume volatile, offraient à ma vue d'invraissemblables points de fascination.

 Sublimement belle, elle estompait tous mes chagrins qui se sont évaporés à la vitesse de mon enjambée; je cours...

 ...La majestueuse mer continue sa course en compagnie de son rivage.
 
 Tous les deux couraient main dans la main. Elle et lui. Un amour eternel.

 La mer tremblait sous le vent, tournoyait, se faisait grande. Chaque jour la meme prestance, mais toujours imprevisible. Charmeuse par ses vagues. Seductrice par ses ondulations interieures.

 Le rivage, en mâle dominant accueillait la mer sous ses bras, lui soufflait dans l'oreille, sous le soleil penchant, l'hymne à chanter.

 Celle-ci le regardait de ses yeux bruns, le sourire aux levres. De ses mains faisait tourner ses doigts dans les siens, composait l'aire musicale et se laissait prendre sous les pas volants de son campagnon.

 Elle l'ecoutait de tout coeur. Une seconde de tendresse, puis s'eloignait le visage rieur.

 Le rivage, les mains vides, observait la mer, le regard calinant, se retirer de la piste de danse.

 Il laissait deviner son sable doré, inspirait la fraicheur des vagues remontantes puis dans un appel de folie recevait à nouveau sa dulcinée...harmonie naissante... harmonie renaissante...

 Les deux amants se separaient, se rapprochaient, s'embrassaient langoureusement ainsi naissait l'ecume. Fruit de leur amour charnel. Fleur de leurs ames joyeuses.


IB.

*Sous la musique de Paolo Conte.

Par imanita - Publié dans : moi
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Jeudi 29 juin 2006
 Je marche sur le rideau de la nuit. Les etoiles épousent le doux miaulement du vent. Je danse sous l'arc de sa plume. Je ferme les yeux.

 Une douce musique héberge le rythme des coeurs des arbres. Les branches composent la symphonie. Dans les airs, les voix des fleurs s'elevent. Le ciel se colore de son bleu tendre.

 La baie grise est loin. Je la charie. Je la dénigre. Elle s'envole. Je la pointe. Je la reduis en brume.

 Je la transperce. Elle s'evapore au-delà du nuage flottant que je peinds en jaune, celui-ci marque un saut vers l'avant, enchaine le pas avec celui des rayons de soleil valsant, bras dessus bras dessous.

 Le doré illumine la paleur ruisselante de mes veines.
 Je cours.
 Je flotte sur le surnageant de ma transpiration.
 J'allume tous mes feux interieurs.
 Je perfore le couloir de mes vacarmes somnolents.

 La musique se fait encore plus forte. Le ciel se dresse sous la prestation de la lumière. Je perçois la
ligne verte* à ma gauche.

 Eteincelle est en moi. Eteincelle est née en moi.

 Le choeur sifflant surmonte les vocalises de mes pensées. Mon cerveau se dilate et je cours. Des sonnates s'allient à la version éclairée de mon mouvement offusque. Un silence. Une reprise aussi brusque que l'a été l'arret.

 Mes arbres acquiescent.

 Ma quete est sur la bonne mer. Je me couve d'écume et je cours.

 J'écoute fidèlement le bruit des empreintes musicales en moi. Je souris à mon ame et je file.

IB.

*Pensée à un ami
Par imanita - Publié dans : moi
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